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DEPENSES EXTRAORDINAIRES Les dépenses ordinaires de l’année 1889 ont été de
.53,548,618.64 (page 7 du même discours de l’hon. M.
Shehyn) et les paiements de toute sorte, pour la même année, ont été de $5,124,136.79 ; la différence de
.$1,580,518.15 représente les dépenses extraordinaires,
comme par exemple, prét à l'asile protestant d’aliénés, à Montréal, $15.900 : plus $7,821, partie de la vente de la ferme Leduc : $125,729 pour construction du nouveau palais législatif à Québec ; $42,783, construction du nouveau palais de justice à Québec ; $50,000, palais de justice, agrandissement, à Montréal ; $26,424 pour codification des lois ; $10,000 pour exploration dans le comté de Dorcnester et autres ; $10,006 pour compensation résultant d'erreurs d’arpentages dans le comté de Rouville ; $50,000 pour ponts en fer dans les municipalités ; $50,000 pour grains de semence ; $1,049,847 (au delà d’un million) pour subventions aux compagnies de chemins de fer, etc. etc,
Y at-il un homme raisonnable, dans la province, qui blâme ces dépenses extraordinaires ? Pas que je sache! L'opposition elle-même les à approuvées et elle ne pouvait faire autrement, car les $1,049,847 payées pour subvéntions aûx compagnies de chemins de fer, l’ontété aux trois-quarts, comme résultat de la politique de nos adversaires. Comment pourraient-ils blâmer cette depense ? Ce sont eux qui l'ont décrétée, en votant la loi des subsides aux chemins de fer.
LOIS BIENFAISANTES Mais admettons, pour bénéfice de la discussion, que
* les dépenses sont trop élevées ; alors il serait juste : d'en rechercher la cause. Quelle est cette cause ? Nous : l’âvons fait connaître si souvent qu'il devrait être inu-
tile de la répéter. D'abord, il y a l’augmentation considérable des affaires ; la création du ministère d’agriculture et celle du président du ‘conseil ; l’augmentation dés frais de l'administration de la justice ; l’adoption d’un système spécial pour mieux assurer la ren-
trée des revenus du département des terres de la cou-
sonne et autres, etc. etc. Toutes ces choses ont été discutées et jugées. L'opposition prétend que ncns avons eu tort de créer un ministère spécial Mhutices ture et de colonisation et, conséquemment, d’en avorr imposé à la province les dépenses nécessaires. Nous na sommes pas de cétte opinion, c'est au peuple à décider en dernier ressort,