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AUGMENTATION DES RECETTES

Or si le règne des déficits a cessé, car il ne peut y avoir de doute sur l’existence de déficits avaut notre arrivée au pouvoir, la situation financière est donc améliorée. Et s’il est vrai que nous dépensons plus, nous recevons aussi davantage, puisque, malgré l’augmentation légitime des dépenses, il resto un surplux, Avant nous, les dépenses étaient moins fortes, mais il y avait des déficits constants ; avec nous, les dépenses sont plus fortes, mais il y a des surplus constants,

Le peuple va-t-il préférer les hommes qui dépensaient pou et endettaient la province à ceux qui dépensent plus et ne l’endettent point ?

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Prenez l’année expirée le 30 juin 1889. Que vous en dit M. Shehyn, à la page 10 de son discours sur le budget, prononcé à la dernière session ? Il affirme que les recettes ordinaires ont été de $3,628,184, et que

les dépenses ordinaires ont été de $3,548,618. Il affirme

donc que le surplus a été de $84,565 et il ajoute :

“ La Chambre et le pays seront donc heureux de “ constater que les opérations ordinaires du dernier

“exercice accusent un surplus de $84,565.56,en dépit des

# prévisions de nos adversaires qui, par des calculs et “des chiffres assez habilement agencés, ont voulu “ démontrer que les opérations de cet exercice se soi- “ daient par un déficit considérable.”

Où est l’honnête homme qui va venir s'inscrire en faux contre cesassertions, faites officiellement et de son siège en Chambre, par l'honorable M. Shehyn ?

À la page 11 du même discours, le trésorier ajoute :

“ En 1856, l’année tant pronée par nos amis de la # gauche, les recettes ordinaires n'étaient que de € 82 949 362.15, tandis que celles de l’année 1889 se sont “ élevées à 83,627,932.20, ce qui, sur l’année 1556, accuse “ une augmentation de $678,370.05.”

Cette affirmation est-elle vraie ? Qui va oser la nier?

Si elle est vraie, l'augmentation des dépenses est nonseulement justifiée, puisqu'elle ne compromet point la situation financière et laisse encore un surplus de recettes sur les dépenses, mais elle est devenuenécessaire, ear elle est la condition indispensable de la prospérité publique. Si les recettes augmentent, les dépenses doivent augmenter. Les deux vont ensemble, car, autre que pour produire plus il faut dépenser plus, il

ne serait point sage de ne pas profiter de l’augmenta-

tion des recettes pour développer davantage et plus surement les ressources publiques.

D'ailleurs, cette prétendueaugmentation des dépenses est bien moindre que celle qui est dénoncée par nos *dversaires, et pour.bien la connaître, il ne faut pas faire comme nos adversaires, confondre les dépenses ordinaires avec les dépenses extraordinaires, les dé-

“penses du revenu avec les dépenses du capital,

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