JUIN, A TROIS HEURES APRÈS MIDI
Un petit chemin de campagne. Une muraille grisâtre avec des massifs de lierre et d’olivier qui surplombent. A gauche, un enfoncement circulaire de mur avec un portail h grille de fer; devant, une charrette h demi-chargée de bottes de foin. Une croix de jubilé h l’angle du mur.
ANTOINE, roulant une botte de foin.
Par bonheur, les jours sont longs... j’arriverai encore à la ville avec la chaleur... Voyons, quelle heure est-il? (il regarde le ciel.) Trois heures et demie, tout au plus; le soleil n’est pas encore au grand cerisier... Ce foin frais va leur donner du froid au ventre, à ces chevaux de Brune... Si ça pouvait leur faire tourner les jambes en l’air, à ces chevaux de bonapartistes!... M. Dumeurier est un bon royaliste, lui ; mais, pour un écu neuf, il danserait devant la poule de Bonaparte. II va vendre son foin à ces huguenots ! quelle •conscience! Ah!... reposons-nous un peu... et que
ceux qui sont pressés attendent... Tiens! voilà M. Godeau qui vient de la ville... marchand de drapeaux blancs, (n crie.) Hé ! monsieur Godeau, qu’y at-il de neuf? Allons, contez-moi quelque lanternerie... A celui-là, on ferait croire que les lièvres font des œufs.
(Arrive M. Godeau tout essoufflé.)
M. GODEAU
Vive le roi ! vive le roi !... Où estM. Dumeurier?... Vive le roi!... Cette fois, c’est la bonne... Antoine, où est monsieur?... Ah! je le vois sur la terrasse, qui fume sa pipe...
(Il entre par le portail, en criant: «Vive le roi. ») ANTOINE.
Si celui-là n’est pas fou, faites-le faire de commande... Allons, voilà encore le drapeau blanc de mademoiselle Auzet qui va sortir de contrebande... et puis nous aurons encore les gendarmes, les commissaires, et le tonnerre de D... Cette fois, je m’en secoue... Ils vous plantent là comme des dindes, et on reçoit les atouts pour eux... Ah! qu’ils aillent se faire bénir par saint Éloi... Oh ! oh! miracle! voilà un olivier qui porte une tète do chrétien !
(M. Duteuil parait dans les branches d'un olivier sur le mur voisin.)
M. DUTEUIL, iToixbaise.
Antoine, Antoine.
ANTOINE
Ah! c’est vous, monsieur le crâne... Comment va Joachim?
M. DUTEUIL.
Mieux... est-ce toi qui viens de crier : Vive le roi! là?
ANTOINE
Non... c’est M. Godeau... vous voyez que ce n’est personne... Moi, je ne crierai : Vive le roi! qu’au milieu de cent camarades qui auront des estomacs durs comme cette borne de portail, et qui ne porteront pas les blessés à l’ambulance... entendez-vous, monsieur Duleuil?
M. DUTEUIL.
Bien, mon ami, voilà qui est parlé.
ANTOINE
Allons, puisque vous le prenez comme ça, vive votre face!... Laissez-moi finir décharger mon foin; vous devriez bien venir me donner un coup de main; avec mon bras cassé, j’ai besoin d’aide.
• M. DUTEUIL.
Antoine, Antoine... voici les nôtres! voici l’eVran-
ger, avec le drapeau blanc ; regarde là-bas dans le chemin.
ANTOINE
Ah ! pour le coup, il y a quelque chose... Eh ! eh ! ici ! ici !
(Arrivent l'Étranger et une troupe d'hommes armés ; un d’eax porte un drapeau blanc. M. Duteuil descend de la muraille.)
l’étranger.
A la ville, à la ville, Antoine!...
ANTOINE
Il retourne de la bonne au moins, celte fois. l’étranger.
Fini, fini!... le drapeau blanc est partout.
ANTOINE
Vous l’avez vu?
l’étranger.
Je l’ai vu.
ANTOINE
Je vous crois, vous...
l’étranger.
Mais on se batàla ville, et nous sommes ici...
Eh bien, à la ville ! Moi, je suis prêt, mon fusil est
là dans l’herbe... Laissez-moi rentrer mon foin et fermer le portail.
l’étranger.
En l’attendant, j’ai une affaire qui presse à régler là... chez le voisin.
ANTOINE
M. Angles?... Eh! laissez ce pauvre vieux tranquille.
l’étranger.
Antoine, ne te mêle pas de lui, ou nous nous fâcherions. (a la troupe.) Vous autres, allez m’attendre chez M. Dumeurier... passez par le portail... Duteuil, venez avec moi.
ANTOINE, seul.
11 est bien enragé contre cet Angles... est-ce qu’il voudrait acheter sa campagne, en la payant à l’italienne ? (il fait le signe d'un coup de poignard.) Ah! ilcstdusang des Sarrasins... non! bah! il faut être un démon de l’enfer pour tuer un vieux... Ah ! ce ne seront pas des chevaux bonapartistes qui mangeront mon foin... Allons un peu voir... voici un brave homme qui vient de la ville... Mais c’est un monsieur... c’est... Ah! mon Dieu!... saint Clair, ouvre-moi les yeux... c’est lui... c’est M. Anglès... Fermons vite le portail pour que ces setellits ne puissent pas sortir de ce côté...
Voyez ce pauvre homme... eh! il chante!... il me lemble que les nouvelles ne sont pas trop bonnes pour lui... Oh ! il faut i’empécher d’aller à sa campagne. (Arrive Anglts par la droite du chemin.) Bonjour, monsieur Anglès.
ANGLES
Bonjour , mon ami... Ah ! c’est le paysan du voisin.
ANTOINE
Pour vous servir, monsieur Anglès.
ANGLES
Fh bien, la récolte est bonne celte année?
ANTOINE
Et comme le bon Dieu nous l’a donnée, (a part.) Ah ! moi qui vais lui parler du bon Dieu ! C’est un philosophe!... (Haut.) Nous aurons vingt charges de blé.
ANGLES
Tant mieux! tant mieux!.., Allons, bonsoir, bonsoir.
ANTOINE, le rappelant.
Monsieur Anglès, monsieur Anglès.
ANGLES
Ah ! je suis pressé, mon ami, j’ai une bonne nouvelle à porter à la campagne.
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ANTOINE
Une bonne nouvelle ! pauvre homme 1 Vous venez de la ville, monsieur Anglès?,
ANGLES
Il y a deux heures que j’en suis sorti.
ANTOINE
Eh bien, on a fait du chemin en deux heures... Tenez, écoutez, écoutez...
(On entend de longs cris de « Vire le roi ! ») ANGLES.
Bah ! la famille Dumeurier fait encore ses folies!
ANTOINE
Chut! chut!... n’avancez pas, pauvre vieux... ( n monte sur la charrette et regarde dans la campagne. ) L 'étranger est caché derrière la garenne... avec son fusil, comme à Yespère des lapins... M. Duleuil est entré dans la campagne... ilen sort et fait signe qu'il n’y est pas... L'étranger frappe la terre avec la crosse du fusil... ils descendent au chemin, furieux... Assez vu... Monsieur Angles, je vais vous parlerle cœur sur la main... On veut vous assassiner.
ANGLES
Moi?
ANTOINE
Oui, oui, VOUS.
ANGLÈS
Où sont-ils, ceux qui veulent m’assassiner?
ANTOINE
Ils sont à deux pas d’ici... Si vous passez le coin du portail, vous êtes perdu... si vous retournez à la ville, aussi...
ANGLES
Ils oseraient tuer un vieillard, en plein midi!
ANTOINE
Eh ! dans le premier moment de rage, oui ; on a le sang brûlé, on ne sait pas ce qu’on fait... Ce soir, peut-être, vous ne risqueriez rien... à présent, tout...
Comment! ces brigands de royalistes...?
ANTOINE
Ahîdoucement, monsieur Anglès... doucement!... les royalistes sont de braves gens... et je vais vous le prouver... (n regarde sur la partie gauche du chemin.) Voilà l’étranrjer et Duleuil !... Monsieur Anglès, sauvez-vous du premier moment... Tenez, croyez-moi, montez sur ma charrette, montez.
ANGLES
Mais...
ANTOINE, vivement, et le plaçant sur la charette.
Montez, montez... et retenez votre haleine... (n u cache sons le foin.) Allons, c’était dit que ce foin servirait à des bonapartistes... Ah! voici le quart d’heure où la soupe va bouillir... c’est comme à la comédie du Pavillon dans Tékêli...
(Il chante en liant les bottes de foin.)
Laisse en paix le dieu des combats;
Qu’à Silène il cède le pas,
Et, si tout bas l’orgueil le gronde,
Que ma voix tout haut lui réponde :
« Eh! pourquoi?... »
(Arrivent l’Étranger et M. Duieuil.j
Décampé!... mais nous l’aurons, le brigand! Antoine, tu n’as pas encore fini avec ton foin?
ANTOINE
Eh! je ne puis pas aller bien vite avec mon bras cassé... Je n’ai qu’un bras, moi; l’autre, c’est pour figure...
M. DUTEUIL.
Eh bien, nous allons t’aider à rentrer ta charge.
(U s’approche de 11 charrette.)
ANTOINE, le retenant.
Grand merci, grand merci, monsieur le complaisant!... je neveux pas vous en avoir l’obligation; tantôt, vous avez fait la sourde oreille quand je vous ai dit de m’aider; à présent, c’est trop tard... je ferai mon travail sans vous, mal gracieux ! Il ne touchera pas à mon foin. Monsieur Duteuil, ne le touchez pas, ça porte malheur aux bêtes...
l’étranger.
Pourquoi as-tu fermé le portail ?
ANTOINE
C’est le vent qui l'a fermé... il vient de s’élever un mistral qui arrache la queue aux ânes. Vous n’avez qu’à pousser le bouton sous le trottoir... Bien... le voilà ouvert, mettez une pierre pour le retenir.
L’ÉTRANGER, criant dans la campagne.
Eh ! eh ! arrivez, arrivez! à la ville ! à la ville !...
v ANTOINE.
Monsieur Duteuil, pardon, mettez-vous du côté du portail, vous m’empêchez de travailler.
M. DUTEUIL.
II est de bien mauvaise humeur aujourd’hui, ce cadet; tu as dormi du mauvais côté, cette nuit.
UN 15 NUIT DU MIDI
ANTOINE
Ce sont vos coups de fusil d’hier qui m’ont empêché de dormir, monsieur Duteuil... (a part.) Attrape encore celui-là.
l’étranger.
Allons, nous te laisserons, Antoine... Tu n’arriveras pas au plus beau...
ANTOINE
Oh ! ça, j’arriverai avant vous à la ville.... Sacrebleu! voulez-vous que je laisse mon foin à la. rage des Sarrasins?... Un peu de conscience, puis,.. (Arrivent par le
portail une cinquantaine d’hommes armés, drapeau blanc en tête. A part.)
Voilà les crânes d’hier, il n’y a plus de danger. Oh! les sols corps !
(Ils répond par des signes aux salutations de la bande.)
l’étranger.
Deux hommes ici de bonne volonté... Approchez... écoutez-moi tien. Vous allez vous mettre en faction au premier portail là-bas, à droite... Quànd vous verrez venir un vieux monsieur en habit à l’antique, avec des culottes courtes et des cheveux blancs, vous le saisirez au collet et vous le conduirez à la ville, chez M. Duteuil. C’est compris, n’est-ce pas?
ANTOINE
Il sera bien fin, s’il échappe à présent, M. Anglès... A votre place, moi, je mettrais quatre hommes en faction : deux au grand portail, et les deux aulresau petit... il y a un petit portail, faites attention. l’étranger.
Tu as raison... Voyons... deux hommes de plus ï>our le petit portail... là-bas, au pied de la colline.
ANTOINE
Vous pouvez partir tranquille, à présent, le renard est pris., mais faites-lui peur seulement, à cet Anglès, quand vous l’aurez... eh!
Je verrai ça... Allons, sur deux rangs; à la ville!
ANTOINE
Que Dieu vous bénisse, saintes gens!... Oh! vous pouvez marcher vite, j’arriverai à la ville avant vous... (Tous s’éloignent, excepté Antoine.) Ah! Tékêli l’a échappé belle ! Ouf ! j'avais un quintal sur l’estomac!... (iis s'approche de la oharrette.) Ne paraissez pas encore, monsieur Anglès... une minute... une minute...
ANGLES, soulevant sa tête.
Brave Antoine, touche-moi la main... Ces misérables ! Mais qu’est-ce que je leur ai fait?
ANTOINE
AhI ça, je n’en sais rien... ni eux non plus, peutêtre... C’est la rage de... Ah! allez chercher, ils sont comme ça..
' ANGLES
Mais cet étranger! je ne le connais pas, cet étranger, moi...
ANTOINE
Eh bien, lui vous connaît... 11 dit que vous avez fait la Révolution, et que vous avez tué Louis XVI, et que vous n’allez pas à la messe, etqucvous dites du mal de M. Cantol, et que vous avez un grand drapeau de la nation, et que vous faites des guillotines, et que vous dénoncez à Brune tousceux qui vont chez
ANGLES
C’est une calomnie infâme !
ANTOINE
Je le crois, mon pauvre monsieur Anglès; mais ceux-là, quand ils se sont mis quelque chose dans la tête, ils sont plus entêtés que mon mulet... Mais laissons passer la première rage, et ne bougez pas. L 'étranger est fin comme un moineau, et il se méfie de moi... Que voulez-vous, monsieur Anglès! je suis
royaliste à ma mode: mon pauvre père l’était; quand j’étais jeune, l’hiver, sous la cheminée, mon pauvre père nous contait la mort de l’autre roi et de sa femme ; il nous parlait de ce beau temps de l’ancien régime, où nous avions le drapeau blanc, où l’on achetait pour rien le café et le sucre, où les enfants ne partaient pas pour l’armée à dix-huit ans. Tout ça s’est bâti dans ma tète, et je pleure encore quand j’y pense... Nous n’aimons pas Bonaparte avec sa conscription ; nous aimons nos bois de pins , nos collines qui embaument, la belle mer de là-bas, les postes où l’on tue les grives au mois d’octobre, les contredanses du dimanche sur la place de l’église, les veilles de Noël, où l’on chante devant la crèche: ceux qui partent gais pour l’armée n’ont rien de ces choses-là dans leur pays; Bonaparte nous les enlève, et le roi nous les donne. Vive le roi! je suis royaliste; mais, touchez là, monsieur Anglès, vous ne risquez rien avec moi.
ANGLES
Brave garçon !
ANTOINE
Attendez encore un peu là... Je vais voir au chemin...
(On entend un galop de cheval et une décharge de fusi
ANGLES
Ah ! mon Dieu !
ANTOINE
Ne bougez pas... C’est un cavalier de Brune... Les nôtres ont tiré et l’ont manqué... Cachez-vous bien... Lesvoiqi... (on entend une seconde déeharge de fusils.) Tom bé !... Mort... Pauvre cavalier! où venait-il se perdre ici?
ANGLES
Le cavalier est tué?
ANTOINE
Là devant... Chut! ne parlez pas, les voici... Us ont tiré soixante pour tuer un homme... Oh! ils sont fiers comme Artaban.
L’ÉTRANGER. Il rentre en pariant !i ceux qui arrivent; il tient un
billet.
A présent, ils veulent tous l’avoir tué... Vous ôtes des mazettes. Jetez-moi ce brigand par-dessus la muraille, et apportez-moi son cheval... Voyons ce qu'il y avait dans ce billet... C’est un billet de Brune... le bandit! de Brune à Angles... Anglès était l’espion de Brune... Tas de voleurs ! on me faisait espionner... Je ne puis pas lire un mot de cette écriture du diable... Antoine, sais-tu lire l’écriture de main?
ANTOINE
Ah! levez-vous! où avez-vous vu que les paysans sachent lire?...
L’ÉTRANGER, à la troupp. ' .
Voyons, qui sait lire, ici? .. Personne?... Vous ôtes tous fies Anes... Et M. Duleuil nous a quittés!... il s’est arrêté chez M. Godeau... Enfin, j’ai lu les deux noms, suffit. Ce cavalier allait h la campagne d’Anglès; Angles est chez lui... Brigand, je veux le faire frire le fuie et le manger... Antoine, loi qui es plus fin que ces étourneaux, va voir si Anglès est chez lui ; ^
je t’attends ici; visite partout. £ r
ANTOINE
. C’est cela. Est-ce que je suis votre valet? J’ai des affaires ici...
Mais qu’est-cc que lu fais là depuis deux heures?
J’aurais rentré, moi, tout le foin du terroir!
ANTOINE
Ah ! j’ai les côtes en long, moi, je le prends à l’aise. "
l’étranger. •;
Un jour comme aujourd’hui?
ANTOINE
Tous les jours : ma mère m’a fait comme ça... l’étranger.
Tu te f.... de moi... Antoine... Il y a quelque chose là-dessous que je ne comprends pas...
A TOINE
Talalararare. .
L’ÉTRANGER, furieux, se précipite sur la charrette, écarte les bottes de foin et découvre Anglès, en criant :
Je m’en doutais ! le voilà.
ANTOINE saisit rapidement son fusil et couche en joue l’étranger.
Cent grenailles numéro six dans le ventre, si lu le touches.
Au port d’armes, au port d’armes, camarade... Tu
t’es fait bonapartiste aujourd’hui; tu as bien choisi
ton jour...
ANTOINE
Bonapartiste, parce que je ne veux pas qu’on assassine un vieux? Bonapartiste! moi qui me battais, hier, avec toi contre les gendarmes, et qui ai gagné ta vie à pile et croix ? Ah ! levez-vous, vous n’avez point de sens.
l’étranger.
Allons, allons, quitte ton fusil, et viens aider ton vieux à descendre de la charrette.
ANTOINE
Jurez-moi sur votre scapulaire, sur la croix du jubilé qui est à celte muraille, que vous ne le toucherez pas.
l’étranger.
Mais s’il est coupable?
S’il est coupable, on le jugera; vous n’étes pas juge, vous.
l’étranger.
Et si, après l’avoir jugé, il est reconnu criminel?
ANTOINE
Alors comme alors, comme le bon Dieu voudra... mais, en attendant, jurez de le mener à la ville sans lui donner un coup d’épingle.
l’étranger.
Va, tu fais bien de moi tout ce que tu veux; il n’y a pas deux hommes comme toi dans le terroir; eh bien, je le jure; es-tu content?
ANTOINE. Il décharge son fusil en l’air.
A la bonne heure... A présent, monsieur Angles, donnez-moi la main, et descendez. Vous êtes avec des chrétiens
ANGLES
Oh i je n’ai pas peur, tous ces messieurs sont d’honnôtes gens. •
l’étranger.
Oui, oui... Allons, vous autres, sur deux rangs.
ANTOINE
A la ville! et vive le roi! Prenez mon bras comme une dame, monsieur Anglès. Vous vivrez encore vingt ans.
(Tous entrent dans le chemin de la ville.)