LX. — CONCLCSIOX
Deux mois après, les lettres suivanies parvinrent au cliâloau de .Montéclain.
De Brias à Montéclain.
« Mon ami.
» Je m'embarque tout à l'heure pour Naples, et je n'aurais rien » ajouté à la dernière lettre que je vous ai écrile, et on je vous ai re- » mereié de m'avoir rendu à moi-même, à ma carrière perdue sans » vous, si je n'avais à vous annoncer une étrange nouvcili!.
)i Hier, en visitant le vaisseau sur lequel je dois faire la traversée, » j'y trouvai deux personnes dont je n'ai plus eiitendu parler depuis » le jour de noire réunion au château de Montéclain.
» Le premier est Villon, ce brave et digne garçon qui, après avoir » apporlê de Paris les papiers qui pouvaient tous nous perdre, et qui » nous ont tous sauvés, est reparti sans vouloir revoir .M"' de Mon- » rion. Il a vendu sa maison ; il a quille la France.
JULIE
» — Elle est heureuse, m'a-l-il dit, je n'ai plus rien i\ faire dans » notre pays.
» Mais, ce qui vous paraîtra étrange, c'est le compagnon de voyage » qu'il avait choisi ; c'est le second personnage que j'ai trouvé là. Ce » compagnon de voyage, c'est Amalj.
» Je lui ai témoigné mon étonnement de le voir avec Villon.
„ Nous parlerons d'elle, m'a-l-il répondu.
)- Adieu, Montéclain, restez heureux..., etc. »
Pu colonel Thomas Rien an marquis de Montéclain,
a Mon ami, je vous écris au sortir de l'église, où mon père a ré- » paré autant qu'il le pouvait l'erreur fatale où il est resté si longtemps.
). Je suis heureux, et c'est à vous que je dois le dire le premier, » vous à qui je dois le bonheur...
» Demain, je me mets en route pour l'Afrique avec Aly...
» Pardonnez-moi de ne pouvoir assister à votre bonheur... etc. »
De Charles Thoré à la comtesse de Monrion.
n Ta lettre m'arrive à Rome, ma Julie ; je pars, j'accours, altends- » moi pour devenir marquise de Montéclain. )) Je proûte d'un courrier extraordinaire envoyé par l'ambassade
» pour fécrire, mais je serai à Lavordan presque aussitôt que lui... » Attends-moi. »
Huit jours après, mille lettres parlaient du château de Montéclain avec la formule usitée.
« Monsieur le marquis de Montéclain a l'honneur de vous faire » part de son mariage avec madame la comtesse de Monrion. »
POST-SCIUPTCM.
Nous pensions que toutes ces lettres pouvaient suffisamment remplacer le chapitre final que tout auteur doit mettre à la fin de son livre, sous le litre charmant pour tout le monde, de :