‹ Ouvriers du temps passé (xve- xvie siècles)Chapitre 10 sur 65 · XVIH OUVRIERS DU TEMPS PASSÉ · texte numérisé non relu

XVIH OUVRIERS DU TEMPS PASSÉ

voulu m'encourager à Técrire, a su éviter, dans son livre, Terreur ordinaire des économistes ; il a trop le sens de Thistoire pour sacrifier jamais la réalité vivante à des théories toutes faites ; bien souvent, le lecteur s'en apercevra, je n'ai fait que développer et confirmer quelques pages de son histoire. Je n'en dirai autant ni des livres de M. d'Avenel, ni de ceux, tout imprégnés de socialisme chrétien, de M. Hipp. Blanc. U Histoire des œ?'po?'ationsde M. Martin Saint- Léon, bien qu'elle ne soit pas roeuvre d'un esprit absolument désintéressé, est écrite avec conscience et ne manque pas de solidité. Je ne l'ai connue qu'au moment de mettre sous presse, et d'ailleurs c'est précisément la période dont je m'occupe que M. Martin Saint-Léon a le moins profondément étudiée.

Je sais trop ce qui a manqué à ce livre pour être autre chose qu'un essai. Ce ne sont pas quelques recherches à Lyon, c'est Un dépouillement complet des registres du consulat lyonnais pendant deux siècles qu'il aurait fallu faire avant d'écrire ce volume. 11 aurait fallu explorer aussi d'autres archives communales \ archives notariales, etc. Les procès nous renseignent plus exactement que le texte même des lois sur le fonctionnement réel d'une institution ; il aurait donc fallu dépouiller les re« gistres des Parlements et les procès-verbaux des Grands jours. On pardonnera à un modeste tra-^ vailleur, perdu dans un coin obscur, d'avoir reculé devant une tâche impossible pour lui, et d'avoir

* Celles de Clermont, que j'avais sous la main, ne m'ont presque rien> fourni. — Pour cette seconde édition, j'ai utilisé celles de Dijon et dela Côte-d'Or, sans parler, bien entendu, des inventaires d'autres archives-

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