‹ OvariotomieChapitre 16 sur 19 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

On pouiTait croire que les méthodes de traitement qu’on vient de voir appliquer dans les deux observations qui précèdent, et qui sont, en apparence, moins etTrayantes que l’ovariotomie, peuvent donner des guérisons aussi durables que celles qui sont obtenues par cette opération. Mais, tout d’abord, l’examen des kystes de l’ovaire démontre qu’ils sont presque toujours multiloculaires, ce qui empêche d’accepter trop facilement cette manière de voir. En outre, le second des deux faits que je viens de citer est une preuve des dangers incessants que les malades sont appelées à courir lors même que le chirurgien croit avoir touché à la guérison. Enfin, l’expérience m’a souvent montré qu’au moment où par des moyens médicaux, on pense avoir obtenu une guérison définitive, il n’y a au contraire qu’une rupture d’une loge volumineuse et à parois habituellement minees, dont le contenu se vide soit au dehors par le canal élargi de la trompe hypertrophiée, soit à l’intérieur dans le péritoine. Trop heureux quand la nature de ce contenu n’est pas telle qu’il entraîne, par son déversement dans la cavité abdominale, une péritonite mortelle. Ces faits m’ont donc paru , à coté de bien d’autres qu’il serait trop long de rapporter ici, devoir appuyer l’opinion de ceux ([ui, comme moi, ont foi dans l’avenir de l’ovariotomie.

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