‹ OvideChapitre 150 sur 154 · C. DiSSESCO, Oi'i'()e. Conférence, Bucarest · texte numérisé non relu

C. DiSSESCO, Oi'i'()e. Conférence, Bucarest

pouvons raimer, ainsi que Taimait Ronsard, dans la plénitude de son génie gréco-latin, comme celui des poètes romains qui, par certains côtés, italien déjà, se trouve peut-être le plus près de nous. D'une façon durable, et qui lui accorde la gloire dont son cœur a tant rêvé, il est lié au paysage méditerranéen, à la fontaine où se penchent les narcisses, aux rochers sonores où parle Fécho, à la course du soleil dont les rayons sont aussi brûlants que ceux dont Phaéton fut consumé, à la toile d'araignée où les gouttes de la rosée matinale brillent comme des mouches lumineuses, à Tazur où s'envole l'essor des aviateurs selon les traces toujours effacées et toujours renouvelées d'Icare, à la mer, où s'enfoncent les aventuriers à la conquête des toisons d'or, au chant du rossignol des nuits d'été, au beau paysage crépusculaire, où, dans le jour incertain, les arbres et les rochers, désenchantés par l'ombre et par le rêve, reprennent à nos yeux interdits les formes humaines, qu'ils avaient peut-être avant leur métamorphose.

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