‹ OvideChapitre 149 sur 154 · Les Jffiiéardlées: Edition nouvelle, Paris, 1911, p. ^G · texte numérisé non relu

Les Jffiiéardlées: Edition nouvelle, Paris, 1911, p. ^G

2. Parmi les pièces dont le sujet est emprunté à Ovide, on peut encore citer Le Rot JHidas d'André Avèze et Paul Soucton, comédie antique représentée sur la scène du théâtre d'Orange en 1908.

LA GLOIKK DU POinE. a53

étonnas, aiix(]ucls il dit des vers. El sans doute serail-il mieux placé au Sénat, qui, parfois, mué en Haute-Cour, exile encore les suspects, mais à la Chambre des députés sa place est cependant assez indiquée. Certes, il n'y enseigne point l'art d'aimer ni de s'aimer, mais il ) voit, du haut de son plafond, des métamorphoses plus étonnantes que celles qu'il a décrites.

Il a occupé un poste plus honorable encore et plus périlleux sur la grande place de Constantza, où, selon le vœu exprimé dans une conférence par M. Constantin Dissesco\ ancien ministre de l'Instruction publique en Roumanie, sa statue avait été élevée : un jour les Allemands l'ont surpris, et, troublés devant cette effigie d'un poète, ils l'ont respectée comme les Gètes l'avaient fait jadis.

Que ce respect des nouveaux Barbares soit pour / la gloire d'Ovide le début d'une ère nouvelle. Le moyen ' âge a trop volontiers fait de lui un moralisateur qu'il n'est guère, les siècles classiques en ont fait un poète de salon et d'alcôve, ce qu'il n'a été qu'à certains moments ; sachons le voir avec d'autres yeux; retrouvons en lui une Rome familière, colorée, charmante, spirituelle, et aussi le décor méditerranéen des histoires mythologiques .

Ainsi, le dégageant des soucis moralisateurs du moyen âge, des préciosités du dix-septième siècle, des galanteries du dix-huitième, cessant de le considérer comme un fournisseur d'opéras ou de tableaux, nous

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