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détails, qu'un dispositif, unique en la légis- ;
lation, limite à cinquante ans, après la
mort des écrivains, le revenu attribué à leurs ouvrages. | Je ne repousse pas cette coutume, elle crée, contre — j'aimerais que ce fût pour — la Littérature, une exception qui convient. Le génie, du reste, se servit de la
langue, et des idées en cours, avant d'y.
mettre le sceau.
La loi s'arrête, plutôt, à moitié de son dessein, qui lui reste caché.
Si elle suspend l’hérédité, dans la circonstance, ou la retire aux descendants ordinaires, est-ce pour la supprimer? J'éta-
blis que cela ne se produit pas. L'éditeur x
qui donne, aujourd'hui, les œuvres de Racine, se trouve un peu l'héritier du poëte quand il bénéficie de la faveur acquise à de
nobles vers. La preuve — qu'avec une in-
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| géniosité docile déployée dans la fabrication du livre, l'affaire tombe à un rapport
| moindre, si la réimpression est celle de Pradon. J'ai espoir que quelqu'un ne va se récrier : « Avoir choisi entre les chantres
des deux Phèdre précisément, voilà motif à gain, le flair! »
Il résulte que le commerçant hérite, ou louche, en plus de son mérite personnel, sur la valeur intrinsèque et publique de l'écrit : car c’est, autant que la sublimité,
l'admiration accumulée par les lecteurs qui
. gonile un grand nom.
Ainsi la loi ne supprime pas l’hérédité,
par la raison qu’elle ne peut, l'héritage dé- viant aux mains d'un tiers, ou de plusieurs exempts de titres ; mais elle se propose de
linterrompre.
— Pour opérer un transfert.
Au profit de qui, certainement, cela aura
lieu, sans intrusion. Vous entrevoyez ici les légataires idéals, substitués à la filiation directe ou par le sang. Il y à, au surplus, dans le cas littéraire, la particularité que l’auteur illustre n’a pas joui toujours,
en son vivant, niles siens, de rémunéra-
ton. L'avantage, s’il lui fut soustrait, va, cette fois, à ceux qui continuent, fils loinlains, sa pensée.
Pas d'autre explication à cette saute dans la transmission d'une propriété valable au même égard que toutes.
Je m'incline devant l'intention que je reconnais Juste.
Qui seruta le mirage de l'Immortalité sait bien qu'elle consiste, outre le salut indifférent de la foule future, dans le culte, renouvelé par quelques jeunes gens, au début de la vie. Cette élite qui rompt, par zèle, avec les carrières convenues, encourt È
souvent la peine et l’hésitation: de qui, ‘Ha
. mieux ou plus fièrement, accepter l’aide,
que d’aïeux par l'intelligence, dont elle tient sa vocation ?
FEre * * Rent )N.30 | AR w ; +