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hydride sulfurique. Si cette action est prolongée il y a dissociation. On pourrait ainsi multiplier les exemples.
Il y a donc lieu dans la construction d’un appareil pour létude de l’action du contact de limiter la durée de ce contact, ou ce qui revient au même les surfaces des substances, puisque l'inobservation de ce principe a pour conséquence la dissociation des premiers termes d’oxydation formés.
2° Pour éviter les actions superposées de la dissociation, il est nécessaire qu'après le contact des vapeurs des corps étudiés, ces vapeurs soient immédiatement captées et refroidies.
L'exemple précédent comme d’ailleurs ceux que nous avons cités plus haut indiquent suffisamment qu'une trop grande élévation de température agit comme un contact trop prolongé, c’est-à-dire en provoquant la dissociation.
Dans le cas de l'oxydation des alcools, la réaction dégage toujours une grande quantité de chaleur.
Il en résulte un échauffement considérable des parois du tube qui contient la spirale de platine.
Il peut donc arriver, et l'expérience le confirme, que le premier produit dû à l’action de contact soit dissocié par l'élévation de température des parois ou de la spirale.
Le refroidissement de la partie de l’appareil dans laquelle a lieû la réaction du contact est donc une nécessité.
3° La troisième condition résidait dans l'invention d’un dispositif permettant de provoquer automatiquement l’échauffement de la spirale de platine renfermée dans un tube et son amorçage.
Lorsqu'on place une spirale de platine dans un tube de verre et qu’on y fait passer un courant d’air
chargé d'alcool, on arrive à provoquer l’incandescence du platine en chauffant extérieurement le tube de verre. L’incandescence se maintient ensuite d’ellemême sans qu’il soit besoin de chauffer ; c'est à partir de ce moment surtout que se forme le produit d’oxydation.
Or ce procédé qui est bon dans quelques cas, devient inutilisable lorsqu'on opère sur des produits facilement dissociables ou qui ne fournissent pas eux-mêmes assez de chaleur, pendant loxydation pour maintenir la spirale de platine incandescente. Il faut donc que l’incandescence soit provoquée sans qu'il y ait chauffage extérieur.
Pour résoudre cette difficulté, nous avons utilisé l'emploi d'un eourant électrique dont l'intensité est assez grande pour faire rougir le fil de platine à divers degrés de température. L'emploi du courant électrique permet:
1°. L’amorçage de l’incandescence ;
»° Le maintien de l’incandescence en fournissant un supplément de chaleur lorsque la réaction n’en dégage pas suffisamment ;
3° La possibilité de pouvoir porter la spirale de platine à une température donnée.
$ 2. DESCRIPTION DE L'APPAREIL POUR L'ÉTUDE DES ACTIONS DE CONTACT A HAUTE TEMPÉRATURE
L'appareil se compose d’un tube en verre mince dans lequel se trouve la spirale de platine ; la longueur du tube est de 10 à 15 centimètres et son diamètre de 8 millimètres environ.
Le tube en verre est disposé verticalement ; à sa
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partie supérieure s'engage un tube en laiton de 6 millimètres de diamètre extérieur. Les deux tubes sont fixés l’un à l’autre au moyen d’une ligature en caoutchouc ou encore au moyen d’un fragment de tube épais en caoutchouc; à la partie inférieure du tube en verre se trouve également fixé par le même procédé un tube en cuivre de même dimension.
Fic. 1. — Appareil pour l'étude des actions de contact sur la spirale de platine,
\ Ces deux tubes métalliques sont réunis par la
spirale de platine soudéê aux deux extrémités.
. Toute cette partie du système dont on vient de faire la description se trouve placée dans un récipient cylindrique en verre d’une longueur de 25 à 30 centimètres sur 8 centimètres de large.
Ce récipient est destiné à la réfrigération des vapeurs ayant subi le contact de la spirale incandescente.
Une allonge semblable à celles qui sont employées dans les laboratoires remplit parfaitement le but; l'extrémité supérieure du tube en cuivre traverse un bouchon en liège qui ferme l’orifice de l’allonge
disposée verticalement tandis que l'extrémité inférieure du tube métallique s'engage dans la partie rétrécie de lallonge dans laquelle il est maintenu par un autre bouchon en liège d'un plus petit diamètre.
Au moyen de deux tubulures latérales on fait arriver de l’eau par le bas de l’allonge. L’excès de liquide s'écoule par une tubulure supérieure.
En résumé, cette partie de l'appareil qui en est d’ailleurs l’élément fondamental, a pour but d’empécher une trop grande élévation de la température de la chambre d’oxydation.
I résulte de ce dispositif que si l’on met en communication les deux tubes de cuivre avec un générateur d'électricité suffisamment intense, la spirale de fil de platine deviendra plus où moins incandescente.
On voit aussi par l’inspection de la figure que l’entrée des vapeurs à expérimenter dans la chambre à oxydation, peut se faire par le tube de laiton, tandis que la sortie des produits oxydés et condensés s’effectue par le tube inférieur.
I reste à décrire le dispositif employé pour envoyer les produits à l’état de vapeurs dans la chambre à oxydation, la facon dont les produits seront recueillis, enfin le procédé par lequel l’'amorçage de l’incandescence de la spirale de platine est obtenu.
Le produit à expérimenter est placé dans un ballon d'une capacité variable selon les cas (100 centimètres cubes à 500 centimètres cubes); ce ballon est chauffé directement à la flamme ou au moyen d’un liquide dans lequel il plonge. Le ballon, dont le col est peu élevé
ECS AIRES
afin d'éviter une condensation très forte, est muni d’un bouchon à deux trous; dans l’un de ceux-ci s'engage un tube coudé à angle droit dont chaque branche ne dépasse pas 5 centimètres. La branche extérieure placée juste à hauteur de l'extrémité supérieure du tube de cuivre est reliée à lui par un caoutchouc à vide de 5 à 6 centimètres de longueur. Par l’autre trou passe un tube qui plonge jusqu’au fond du ballon et dont Pautre extrémité peut être en communication avec un flacon contenant de l'acide sulfurique ou avec un flacon contenant de la soude.
La partie destinée à condenser les vapeurs se compose d'un ballon de 00 centimètres cubes de capacité muni d’un bouchon à deux trous dans l’un desquels s'engage l'extrémité inférieure du tube de laiton de la chambre d’oxydation ; l’autre trou est traversé par un tube qui communique avec une série de 5 ou 6 flacons laveurs, les uns vides, les autres contenant de l’eau ou divers réactifs. Le ballon et les flacons sont refroidis au moyen de la glace pilée. L’entrainement du liquide à l’état de vapeurs dans la chambre à oxydation est obtenu par le passage d’un violent courant d'air, provoqué par l’aspiration d’une simple trompe de laboratoire.
L’incandescence de la spirale de platine est produite par un courant électrique passant par le tube de laiton qui joue le rôle à la fois de tube adducteur pour la conduite des vapeurs et de fil conducteur.
La variation du degré d’incandescence dépend naturellement de celle de l'intensité. Avant de se rendre dans la chambre d’oxydation le courant électrique traverse une série de lampes disposées sur une table. Au moyen d'un système de commutateurs on peut faire passer le courant dans une ou
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plusieurs lampes de manière à augmenter ou diminuer la résistance électrique. Enfin un ampère-mètre indique l'intensité du courant.