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ONCTIONNEMENT DE L'APPAREIL ET CONDUITE D'UNE OPÉRATION

L'appareil étant disposé comme il vient d’être indiqué et selon la figure qui le représente, on procède de la manière suivante lorsqu'il s’agit d’étudier l’action de contact sur les vapeurs d’un corps.

Nous examinerons spécialement le cas de l’oxydation, c’est-à-dire de la déshydrogénation des alcools.

Parmi les alcools, les uns sont facilement entrainables par un simple courant d’air, comme lalcool méthylique, alcool éthylique,etc.; d’autres, tels que les alcools butyliques, amyliques, nécessitent l’intervention du chauffage qui parfois doit s'élever jusqu’au point d’ébullition du liquide. Enfin, d’autres alcools, tels que ceux de la série grasse en C', le phénylglycol, la saligénine, tantôt bouillent à haute température, tantôt sont solides à la température ordinaire etsont difficilement entrainables par un courant d’air, sans compter qu'un certain nombre d’entre eux sont décomposables sous l'influence de la chaleur.

Nous avons tourné cetle difficulté en employant le système d'entrainement à la vapeur d’eau.

Nous avons, en effet, mis en évidence, ainsi qu'on le verra plus loin, cette remarquable propriété des alcools de pouvoir être oxydés par l’action de contact même en présence de grandes quantités de vapeur d’eau.

Il en résulte que selon l'alcool choisi on devra opérer diversement.

Dans le cas d’un alcool à point d'ébullition très peu élevé, c'est-à-dire facilement entrainable par l'air, on opère sur 25 à 100 centimètres cubes que l’on verse dans le ballon d'entraînement. On fait passer un courant d’eau dans le réfrigérant contenant la chambre d’oxydation et on à soin de garnir de glace les récipients dans lesquels se trouvent les flacons destinés à retenir les vapeurs oxydées.

On fait passer alors un courant d'air dans le liquide après avoir déterminé à l'avance le débit d’air fourni par l'aspiration de la trompe.

Après 1 à 2 minutes, on fait passer un courant électrique dans la spirale de platine en ayant soin de commencer par une faible intensité, et l’on augmente cette intensité jusqu'à ce que l’on voie le fil de platine devenir incandescent. A ce momént le phénomène d'oxydation commence.

On supprime alors brusquement l'introduction du courant et on observe si l’incandescence subsiste. Si tel est le cas, opération continue sans qu'il soit besoin d'employer le courant électrique, l’oxydation fournissant la quantité de chaleur nécessaire pour le maintien de l’incandescence.

Il reste encore à faire quelques observations au sujet de l’appareil. |

Les dimensions du fil de platine qui joue le rôle de substance oxydante doivent être en rapport avec l'intensité du courant dont on dispose. La spirale est confectionnée en enroulant le fil de platine autour d’une petite baguette de verre; les deux bouts sont soudés aux deux extrémités des deux tubes de laiton.

Ce n’est que lorsque cette soudure est faite que

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