LM AGE
l’on confectionne le joint du tube de verre, c’est-àdire de la chambre d’oxydation, avec les deux tubes de cuivre portant la spirale de platine. Au lieu d’un fil de platine, on peut employer un fil de palladium, de cuivre ou de tout autre métal.
Il est bon de remarquer que les explosions ne peuvent pas se produire dans le courant des opérations. Elles sont limitées dans l’espace de la chambre d’oxydation. Or, comme celle-ci est d’un diamètre très étroit et d’une capacité très restreinte, l'explosion est considérablement atténuée et ressemble plutôt à une déflagration dans les cas rares où ils’en produit. L'explosion ne peut pas se propager en avant ni en arrière de l’appareil parce que les tubes d’adduction sont d’un diamètre encore plus petit que celui de la chambre à air, et que de plus, ils contiennent des fragments de toile métallique qui s'opposent à la pénétration de la flamme.
Les conditions de bon fonctionnement de l'appareil sont ainsi assurées et cela jusqu’à complet épuisement de l'alcool.
On a soin de noter sur l’ampèremètre le degré de l'intensité du courant nécessaire pour amener l’incandescence.
Dans le cas où l’incandescence ne se maintient pas, l'alcool expérimenté n’est pas auto-oxydable (dans les
conditions dans lesquelles nous opérons, bien entendu), il y a lieu alors de maintenir le courant électrique pendant toute la durée de l'opération; telestle cas, par exemple de l'alcool hexylique ou de l’alcool octylique. A mesure que l’on s'élève dans les séries, il devient utile de chauffer le liquide. A cet effet, le ballon
d'entrainement est placé dans un récipient contenant de l’eau ou de l'huile, selon les cas.
Lorsqu'on opère par entrainement par la vapeur
d'eau, on conduit le courant de vapeur dans le ballon renfermant le liquide chauffé à une température de 100° environ.
. L'introduction simultanée de Pair se fait par la partie supérieure du ballon. L’aspiration de l'air a pour effet de faciliter lentrainement du mélange de l'air et de la vapeur d’eau. Dans certains cas, l'opération peut être simplifiée en ajoutant simplement l’eau à l’alcool dans le ballon. On porte le mélange à l’ébullition et on y fait passer le courant d’air.
La durée de l'opération est extrêmement variable, elle dépend aussi de la nature de l’alcool, du mode d'entrainement, de la rapidité du courant d’air, de son état de siccité, de la température du liquide entrainé, de la température extérieure qui influe sur les parois de la partie supérieure du ballon, de la distance qui sépare la surface du liquide du coude de la tubulure latérale, etc.
Une fois l'opération terminée, on met à part le contenu du premier flacon que nous désignerons sous le nom de flacon condenseur. Les contenus des autres flacons disposés à la suite sont réunis, ceux qui contiennent divers réactifs tels que bisulfite de soude, eau d’aniline, soude, eau de chaux, sont mis de côté.
L'analyse qualitative et parfois quantitative des produits obtenus indique la nature et la marche de la réaction étudiée.
En résumé, dans la marche des opérations, on à
soin de tenir compte des facteurs suivants :