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TRAITEMENT DES PRODUITS DE L'OXYDATION DES ALCOOLS PAR L'APPAREIL

Après chaque opération, les produits entrainés sont répartis dans le ballon condenseur ainsi que dans les autres flacons refroidis ou contenant soit de l’eau, soit des réactifs. ù

Cette répartition du produit entrainé et partiellement oxydé dans ces divers récipients est très variable. Elle dépend de la volatilité de l'alcool choisi et de celle de l’aldéhyde formée.

L'opération est conduite de telle sorte que l’on évite la formation de l'acide carbonique et en général celle de produits acides. La présence de lPacide carbonique est signalée par le flacon contenant l’eau de chaux, la présence d’un acide dont la constitution correspond souvent à celle de l’aldéhyde est signalée par les indicateurs en attendant que l'analyse fournisse, s’il y a lieu, les renseignements complémentaires.

Mais la formation de produits acides peut être. partiellement évitée, car, comme nous le verrons plus loin, elle est postérieure à celle de l’aldéhyde.

Dans la plupart des cas, on obtient donc de l'alcool non transformé mélangé avec une petite portion variable d’aldéhyde correspondante.

Il s’agit maintenant de séparer et de caractériser

cette aldéhyde.

Tantôt l’aldéhyde est directement éliminée par une simple distillation, exemple : l’aldéhyde acétique. Tantôt elle est d’abord isolée en passant par sa COmbinaison bisulfitique.

La combinaison bisulfitique est obtenue par les

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procédés connus de laboratoire; l’aldéhyde est régénérée en chauffant la combinaison bisulfitique avec précaution en présence du carbonate de potasse ou de l’acide sulfurique étendu, selon les cas.

Lorsque l’aldéhyde est en quantité suffisante, le point de distillation suflit pour l'identifier mais il arrive souvent que le point de distillation est faussé par présence de l’eau ou de l'alcool. Comme pour procéder à des rectifications bien faites, il faut des quantités notables de produits, mais que, dès lors, la préparation de ces aldéhydes devient longue et dispendieuse, nous avons cherché à caractériser ces dernières par plusieurs méthodes.

Toutes ces méthodes sont loin d’avoir la même valeur.

Nous avons employé le nitrate d'argent ammoniacal pour reconnaitre la présence de corps réducteurs mais non pour caractériser les aldéhydes. Le nitrate d'argent ammoniacal était préparé en faisant une solution aqueuse de nitrate d'argent à 10 pour 100 additionné de la même quantité de solution de soude à 10 pour 100 et d’ammoniaque sans excès.

2° Le bisulfite de rosaniline nous a également servi à reconnaître la formation de produits réducteurs ou aldéhydiques. Ce réactif pour nos essais qualitatifs n’a eu qu’une valeur secondaire.

3° Nous avons chauffé des prises d'essai avec de la soude ou de la potasse: à chaud il s'effectue une polymérisation de l’aldéhyde et le liquide clair ne tarde pas à jaunir et à devenir trouble. Cette réaction est caractéristique pour beaucoup d’aldéhydes à l’état de liberté, mais elle ne les différencie pas; elle n’est pas fournie par l’acétone.

Les deux principales réactions dont nous nous sommes servi pour toutes les aldéhydes sont celles

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