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qui sont fournies par la phénylhydrazine et l’aniline.
Un grand nombre d’hydrazones et de combinaisons avec l’aniline sont du reste connues et nous avons pu faire l'identification de l’aldéhyde par la comparaison des points de fusion de ces composés.
Pour les obtenir, nous avons simplifié la méthode indiquée par les chimistes qui se sont occupés de la préparation de ces corps : nous avons mis simplement en présence les solutions aqueuses des réactifs à l’état de base et non à l’état de sel, en l’absence d'acide par conséquent; en opérant dans ces conditions, le précipité qui se fait ne s’agglomère pas aussi facilement : il est généralement formé de cristaux qui, après quelques lavages et recristallisations, peuvent être soumis à la détermination du point de fusion.
L'eau d’aniline pour caractériser les aldéhydes est d’un usage plus commode et plus sûr que la réduction du nitrate d'argent ammoniacal. Voici comment il faut procéder. \
On agite 25 grammes environ d’aniline pure avec 1 litre d’eau distillée et on filtre sur du papier mouillé qui retient les gouttelettes huileuses. Pour se servir de ce réactif, on en verse 5 à 6 centimètres cubes dans un tube à essai et on ajoute une à deux gouttes du liquide à essayer. On a soin d’agiter vivement : le liquide trouble immédiatement et donne un précipité blanc (r) lorsque l’aldéhyde est en proportion notable, le précipité se fait plus lentement lorsque le liquide en contient moins de 10 pour 100. Le précipité peut n'apparaître quelquefois qu'après 12 heures : la sensibilité du réactif, d’après nos
1. Dans le càs des aldéhydes supérieures on obtient une émulsion
blanche,
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