‹ Oxydation Des Alcools Par L'Action De ContactChapitre 27 sur 94 · MARGE · texte numérisé non relu

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nement, eu égard à la difficulté de l'obtention du produit final.

Tollens (1) fit cependant remarquer la difficulté de cette méthode. 4

À côté des rendements qui peuvent être nuls avec la moindre variation d’un des facteurs de l'expérience, le procédé est susceptible de fournir des explosions. La cause de ces explosions est due au contact de l'air saturé d'alcoolavee la toile de cuivre portée au rouge. L'explosion se produit surtout dans le récipient récepteur.

Tollens (loc. cit.), dans ses discussions avec Lœw à propos des meilleures conditions de marche de lappareil, indique que sa méthode est plus commode que celle proposée par ce dernier.

De l'ensemble des considérations publiées par Hoffman, Tollens et Lœw, on se rend compte. qu'il semblait difficile d'obtenir en grand un produit que l’on avait tant de peine à obtenir en petite quantité.

Nous avons commencé à étudier un procédé pratique de préparation de formaldéhyde en 1887 (2). Nous avons cherché d’abord à remplacer le tube en verre de Bohème par un tube métallique. Le cuivre est le métal qui a semblé nous donner les meilleurs résultats. Les deux plus grands obstacles pour la production de l’aldéhyde formique en grand étaient le danger d’explosion et la difficulté de pouvoir oxyder beaucoup d'alcool à la fois.

Dans ce but, nous avons remplacé le courant d’air par un jet conique de vapeurs alcooliques. L'alcool méthylique chauffé sous pression s'échappe par un

(1) Berichte der Deut. chem. Gesellsehaft, . 14, 2134. (2) Wurrz, 2e supplément, fasc, 34.

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petit orifice et se trouve projeté contre la substance oxydante. Par cette simple disposition, on comprend sans peine que tout danger d’explosion est évité, puisqu'il y a solution de continuité entre le récipient d’alcool et le corps incandescent, et ensuite, que la pulvérisation permet de soumettre à Poxydation une quantité d'alcool beaucoup plus grande que Pentrainement par l'air.

En même temps nous avons constaté que plusieurs autres substances poreuses, telles que le charbon de cornue, le coke, la porcelaine, la brique pilée, etc., étaient susceptibles de provoquer la même oxydation.

La fabrication de l’aldéhyde formique par laction de contact estrentrée aujourd’hui dans le domaine de l'industrie chimique etil devenaitinutile de démontrer par de nouveaux essais effectués en petit le phénomène d’oxydation,

Mais dans cette réaction il y avait plusieurs points encore obscurs à élucider et il était utile d'en faire une étude.

L'expérience nous apprend que si l’on fait passer des vapeurs d'alcool méthylique mélangées d’air sur une Spirale de platine ou un cylindre de toile de cuivre chauffé et si l’on recueille les produits liquides condensés, la composition chimique de ceux-ci est extrèmement variable.

L'analyse qualitative du liquide indique qu’il est constitué par un mélange d’eau, d'alcool méthylique, de méthylal, d'aldéhyde formique et d’une petite quantité de produits acides. L'analyse quantitative effectuée par des procédés que nous décrirons plus loin, dé-

montre que la proportion de méthylal peut varier de 0 à 50 pour 100 du poids de formaldéhyde; la proportion de celle-ci peut même être réduite à zéro.

IL est donc extrêmement intéressant de se rendre compte des causes qui déterminent ces variations, car les résultats acquis pourront être appliqués à l'étude de l'oxydation d’autres alcools.

Il est non moins intéressant d'examiner si, en l'absence d’air, les vapeurs d'alcool méthylique sont susceptibles d’être transformées sous l'influence de la spirale de platine.

Un troisième point qu'il est important d'étudier est celui de l’action de l'humidité sur l'oxydation, c'està-dire sur l’incandescence de la spirale de platine.

En effet, Tollens et Læœw dansleur discussion à propos du meilleur dispositif d’un appareil à oxydation pour les vapeurs d'alcool méthylique, insistent beaucoup sur l'influence de la présence de l’eau dans l'alcool. |

En quatrième lieu, il est utile de se renseigner sur les conditions dans lesquelles l’incandescence d’un fil de platine peut se produire.

Enfin pour élargir le cercle des conclusions, il y a lieu de se rendre compte si les phénomènes d’oxydation que nous aurons constatés dans nos essais peuvent être reproduits par d’autres corps agissant par simple contact à haute ou à basse température.

Les questions qu'il s’agit d'examiner peuvent donc être résumées ainsi :

1° Étude des produits formés pendant l'oxydation en faisant varier la température et le degré d’incandescence ;

2° Action de l’air ;

3° Étude de l'influence de l’eau sur l'oxydation par contact et sur la détermination de l’incandescence ;

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4° Action de diverses substances de contact sur les vapeurs d’alcool méthylique.

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