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APPLICATIONS

CONTRIBUTION AUX THÉORIES ÉMISES SUR LE RÔLE DE LA FORMATION DES HYDRATES DE CARBONE PAR LA FORMALDÉHYDE.

Les observations que nous avons faites sur latransformation de l'alcool méthylique sous l'influence des corps de contact d’une part et, d'autre part, la consstatation de la présence de l'alcool méthylique dans certains produits végétaux ou d’origine végétale, peuvent intéresser les théories émises au sujet du mécanisme de la formation des hydrates de carbone. Nous ne voulons pas dire par là que nos observations viennent à l'appui ou à l'encontre de ces théories; elles pourront seulement faciliter les études qui s’y rapportent (1).

Nous allons résumer très brièvement ces théories et démontrer en quoi nos résultats peuvent les confirmer ou les infirmer.

On peut classer en deux catégories les hypothèses qui ont été faites au sujet de la formation des hydrates de carbone dans les feuilles.

(x) Voir à ce sujet lPexcellent opuscule de M. Mars : L'évolution du carbone et de l'azote (Carré et Naud, édit.).

SRTIODNES

Dans la première, on a envisagé seulement la possibilité de l’origine purement minérale des sucres de la feuille en ne faisant intervenir comme éléments de synthèse que ceux de l'eau et de l'acide carbonique.

Dans la seconde théorie, se place l'hypothèse, qui explique la genèse des hydrates de carbone par une élaboration protoplasmique à laquelle prendraient part, non seulement le carbone etles éléments de l’eau, mais aussi toutes les matières nutritives absorbées par les racines ; en un mot, ces composés se présenteraient comme des produits de synthèse résultant de la nutrition générale des cellules vertes des plantes.

De ces deux théories, la plus ancienne est celle qui a été admise par Baeyer. Ce chimiste, en s'appuyant sur les propriétés de la formaldéhyde si apte à se polymériser dans un grand nombre’de circonstances, avait émis l'hypothèse que les éléments de l’eau et de l'acide carbonique étaient susceptibles de se combiner pour donner naissance à l’aldéhyde formique suivant les équations :

CO? + H20 = H.COH + 20

L'aldéhyde formique s’aldolisait ensuite en éliminant une molécule d’eau :

12H.COH = C?H201 + H20

La première équation montre qu'il y a deux atomes d'oxygène mis en liberté, ce qui est à peu près conforme aux résultats de Pexpérience. De plus on admet que les deux atomes d'oxygène dégagés proviennent l’un de l’acide carbonique, l’autre de l’eau.

On a tenté de donner une preuve expérimentale de ce mode de formation de laldéhyde formique : mais les feuilles vertes sont sans action sur l’oxyde de car-

HET SE bone, il n’y a ni réduction de ce corps ni assimilation en nature,

Crato fait observer que l anhydride carbonique dissous dans le suc des feuilles s ‘’hydrate pour donner naissance à l'acide orthocarbonique C(OH)‘ corps instable qui se dissocieen anhydride et en eau comme l'acide silicique. :

Sous l’action de énergie solaire, ce composé serait capable de donner naissance à un DHenO] hexahydrogéné, avec dégagement d’ oxygène el élimination d eau suivant l’équation :

6C{OH): = C'HOHY + 120 + 6H°0

On retrouverait ainsi dans la première phase du phénomène les 12 atomes d'oxygène correspondant au volume d’anhydride carbonique dégagé. Quant au phénol, il se transformerait en sonisomère, le glucose. Crato admet que ce phénol se rapprocherait

. beaucoup de l’inosite qui possède la même formule.

IL a été en effet prouvé par les beaux travaux de M. Maquenne que ce dernier corps se rencontre assez souvent dans les organes végétaux.

Ainsi qu'on vient de le voir, l° prothèse de Baeyer consiste à admettre que l'aldéhyde formique est le premier terme de la réduction de l’acidé carbonique dans les plantes et qu’elle donne ensuite naissance à des hydrates de carbone.

Mais si l’aldéhyde formique peut remplacer l'acide carbonique dans la nutrition des plantes tout en donnant le même produit d’assimilation, l’amidon, il est probable qu'il doit exister un rapport générique entre ces deux composés et que l’aldéhyde formique, qu’elle résulte de l’hydratation du carbone mis en liberté ou de l’'hydrogénation de l’oxyde de car-

pe

bone, est le premier terme de la synthèse des hydrates de carbone.

C’est à la suite de semblables considérations que Bach (1) est arrivé à formuler ainsi son hypothèse.

« Les expériences de Lœw'ont démontré que sous l'influence de la radiation solaire, l'acide sulfureux se transformait en acide sulfurique avec mise en liberté du soufre et élimination d’eau :

3SOH? = 2$S0*H? +S + H0

Comme c’est également sous l’action de la radiation solaire que se produit la décomposition de l'acide carbonique dans les plantes et comme cet acide prend part au phénomène d’assimilation sous forme d’hydrate (CO*H?) analogue dans sa composition chimique à l’acide sulfureux SO'H?, on pourrait admettre que la décomposition de lhydrate CO*H* suit le même cours que celle de l’hydrate SO*H*.

On aurait donc la réaction suivante:

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