‹ Oxydation Des Alcools Par L'Action De ContactChapitre 31 sur 94 · EDGE · texte numérisé non relu

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nous le verrons plus loin, tantôt il se forme de l'acide correspondant. Les auteurs qui ont employé la mousse de platine ou le noir n'ont pas toujours signalé l'identité du produit d’oxydation. Cela tient à ce que les conditions dans lesquelles ils se sont placés n'étaient pas les mêmes, les facteurs principaux qui influent sur ces réactions étant d’ordre essentiellement variable.

Il est bon de remarquer que la formation des acétals notamment n’a pas été observée...

Nous avons répété avec la mousse de platine une grande partie-des expériences faites avec la spirale et nous avons constaté qu'il existait une analogie entre les produits formés, mais que la proportion de ceux-ci variait selon la quantité d’air mise en présence.

Il fallait pour se rendre compte de la marche d’une oxydation par action de contact à basse température, trouver un mode opératoire permettant de faire varier les conditions d'expériences. Après un certain nombre de tâtonnements nous nous sommes arrêtés au dispositif suivant :

On dispose 9 tubes en U de diamètre moyen (1 centimètre 1/2) sur 18 centimètres de hauteur dans un bain-marie muni d’un régulateur. Ils sont disposés par série de 3 tubes reliés les uns aux autres. Chacun d’eux porte à sa partie inférieure un petit tube d'écoulement muni d’un caoutchouc fermé par une pince: il s'engage dans un bouchon de liège fixé dans le fond du bain-marie de manière que l'écoulement se produise en dehors. La partie supérieure des tubes est fermée par un bouchon de caoutchouc traversé par un tube de verre recourbé qui les met en communication. Le dernier tube est mis en communication avec des flacons récepteurs refroidis par de la glace et avec une trompe à eau

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tandis qu’à l’autre extrémité se trouve le récipient contenant le liquide à entrainer. Si l’on provoque le vide, la série des g tubes est donc traversée par un courant d'air chargé des vapeurs du liquide expérimenté

Il s’agit maintenant de placer dans le tube les/substances choisies pour déterminer l’action chimique ae contact.

. Nous nous sommes servi pour cela de pierre ponce imprégnée de noir de platine.

Le noir de platine que nous avons employé a été préparé de la manière suivante :

À 50 grammes de chlorure de platine, dissous dans 50 à 60 centimètres cubes d’eau et additionnés de 70 centimètres cubes de formaldéhyde, on ajoute en refroidissant 50 grammes de soude solide dissoute dans 5o centimètres cubes. d’eau. |

Une grande partie du platine se sépare, on filtre après 12 heures à la trompe et l’on recueille une solution jaunâtre qui à l’ébullition laisse encore déposer du métal; les précipités sont réunis et soigneusement lavés par décantation.

Le résidu noir, quoique humide, commence déjà à absorber de l’oxygène sur le filtre. On presse celui-ci dans du papier à filtrer et on le dessèche sur l'acide sulfurique.

Le noir de platine ainsi obtenu est d’une grande activité. La pierre ponce était en petits fragments de la grosseur uniforme d’un noyau de cerise, lavés à la soude, aux acides et tamisés.

Nous avons séché les fragments de pierre ponce et les avons soumis au vide pendant 48 heures. Ils ont été ensuite roulés dans le noir de platine.

Il n'est pas nécessaire d'employer de grandes quantités de noir de platine, une proportion de 1 pour cent du poids de la pierre ponce suffit.

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De l'alcool ayant été placé dans le récipient, on fait passer un courant d’air et après quelques heures, on analyse le contenu des flacons récepteurs.

Il arrive parfois qu’une petite portion de liquide se dépose au fond des tubes en U. Lorsque ce cas se présente, on le recueille.

Cette disposition permet en outre de constater l'influence du contact prolongé du noir de platine sur les vapeurs d’alcool.

On a opéré chaque fois sur 20 centimètres cubes de l'alcool expérimenté.

Les températures auxquelles on à porté l’appareil ont varié de o à 80°. Après chaque essai le contenu des flacons était analysé d’après les procédés que nous indiquons plus loin.

Nous avons pu ainsi constater la parfaite identité des produits obtenus par Le contact du noir de platine, à température relativement basse, avec ceux précédemment obtenus par le contact sur la spirale de platine incandescente. La conclusion à tirer dé ces essais, c’est que la spirale de platine comme le noir de platine et les autres substances dites de contact donnent les mêmes produits d’oxydation : la proportion de ces derniers varie seulement avec l'excès d'oxygène ou l’élévation de température.

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