‹ Oxydation Des Alcools Par L'Action De ContactChapitre 50 sur 94 · TOP · texte numérisé non relu

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relatives. C’est donc une expérience parallèle à celle qui a été faite à propos de la recherche des produits d’oxydation de l'alcool méthylique en présence d’air.

Pour éviter des dissociations superposées, on a refroidi au moyen d’un serpentin la partie du tube de verre placée immédiatement après la spirale de platine, de manière à condenser les vapeurs formées.

L'alcool employé soigneusement déshydraté était placé dans un ballon chauffé au bain-marie.

La spirale ayant été portée à l’incandescence après les précautions déjà indiquées précédemment, on faisait le vide de manière à provoquer l’ébullition.

On a observé que l'incandescence ne se maintenait pas lorsqu'on retirait la flamme.

Les produits de condensation étaient recus dans 7 flacons récepteurs disposés comme il suit :

I, II, II1, flacons vides et desséchés,

IV, V, VI, flacons contenant de l’eau,

VII, flacon renfermant une liqueur déci-normale.

Dans les flacons I, Il, TI, IV, V, VI, on a dosé l’eau formée, l’aldéhyde et les acides volatils. Dans le flacon VII, on a recherché spécialement l'acidité (acide acétique et carbonique).

L'eau à été évaluée en prenant les titres alcooliques de l'alcool avantet après l'opération: l’aldéhyde acétique a été évaluée en pesant Ja quantité d'éthylidène-aniline que le mélange du contenu des flacons a fournie. L'acidité a été déterminée par titration.

Pour rechercher l’acide carbonique, on a évaporé une portion de la liqueur dans le vide ; lorsque la liqueur est très concentrée, on y ajoute de l'acide chlorhydrique : le gaz qui se dégage, recu dans une solution aqueuse d’hydrate de baryte, à fourni un abondant précipité de carbonate de baryte.

Une autre portion de la liqueur a été évaporée à sec; en présence d'acide sulfurique, il y a eu un dégagement d'acide acétique : en ajoutant de l'alcool une forte odeur d’acétate d’éthyle s'est manifestée.

Ces deux expériences démontrent done la présence de l’acide carbonique et de l'acide acétique.

Le but de cette expérience n'a pas été de déterminer rigoureusement les quantités de produits formés, la disposition de l'appareil ne s’y prêtant pas. Nous avons simplèement voulu nous rendre compte si l’aldéhyde acétique se produisait en l'absence d'oxygène.

Conclusion. — Nos expériences prouvent donc très nettement qu'en l'absence d'air, l'alcool éthylique peut à une certaine température et dans cértaines circonstances fournir l’aldéhyde et l'acide acétique comme c'est le cas en présence de l’oxygène.

$ 4. INFLUENCE DE L'EAU ET DÉTERMINATION DE LA TEMPÉRATURE D'INCANDESCENCE

La présence de l’eau n’est pas un obstacle à l’oxydation des vapeurs d'alcool éthylique par le contact de la spirale de platine. Il y a en cela concordance dans les résultats obtenus avec l'alcool méthylique et les autres alcools.

Expérience. — Nous nous sommes servi du même appareil avec la même disposition pour le mode opératoire.

En partant de l’alcool absolu, nous avons pu provoquer l’incandescence de la spirale de platine à la température de 260°.

L'addition d’eau (de 2 à 3 0/0) abaisse très nette-

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ment cette température, et il y a un minimum (225°) à partir duquel une nouvelle addition d’eau la fait remonter.

Dans ces expériences, on a opéré sur 5o centimètres cubes d'alcool ou de mélange d’alcool et d’eau, chauffé à une température de 4o°. Le débit de la trompe à eau déterminant le courant d’air était de 31,300 environ par minute. \

La spirale de platine avait été confectionnée avec un fil de 20 centimètres de longueur sur 2/10 de millimètre de diamètre.

Le tableau suivant donne les résultats obtenus.

Fig. 4. — Courbe de variation de la température à laquelle se produit l’incandescence de la spirale de platine sous l’influence d’un mélange de vapeurs d’alcool éthylique et d’eau. (Les chiffres horizontaux indiquent les proportions d’eau pour 100 d'alcool éthylique).

Comme pour l'alcool méthylique, ces résultats pris en eux-mêmes ne peuvént pas être généralisés, ils ne s'appliquent qu'aux conditions dans lesquelles nous avons opéré.

Conclusion. — La conclusion que l’on peut en tirer peut se formuler ainsi :

L'incandescence d’un fil de platine peut être provoquée par un mélange d'air et de vapeur d’alcool éthylique à une température inférieure à 300°.

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