CHP.CH.CH.CHLOH OZ. | H20 + (CH'R.CH.CH2.CHO
Lorsqu'on dirige des vapeurs d'alcool amylique dans un tube incandescent, il ne se forme pas d’aldéhyde mais par contre du propylène, de l’amylène, du butylène, du gaz des marais et d’autres hydrocarbures (1). Gilm a obtenu des résultats analogues (2).
Les oxydants énergiques tels que le bichromate de potasse et le bioxyde de manganèse en présence de l'acide sulfurique fournissent au contraire de l’aldéhyde isovalérique, en même temps que de l'acide isovalérique et de lisovalérate d’amyle.
Exposé à l'air, Palcool amylique s’acidifie lentement, mais en présence de la mousse de platine, l'oxydation est très rapide; dans les deux cas, il y a formation d’acide isovalérique :
C5H20 a O2— C:H°0? e H20 Essai. — L'alcool isoamylique qui a servi aux essais,
QG) Reynozns, Diet. Würtz, 1, p. 240.
(2) Jahresberichle, 1858, 4o2.
re 197 =
contenait une petite quantité d'alcool actif et avait un point d'ébullition de 131°,2 à la pression normale. ILne donnait aucune réduction avec le nitrate d'argent am- monjiacal ni de précipité avec l’eau d’aniline : 5o cenümètres cubes de cet alcool ont été placés dans le ballon d’entrainement et chauflfés directement à la flamme, tandis que le liquide était traversé par un violent courant d'air. La température de l'eau du réfrigérant était de 80°; l’incandescence de la spirale de RTE ne se maintenait d'elle-même que très irréguhièrement et nécessitait le passage d’un courant électrique d’une intensité de 2° à l’ampéremètre.
L'opération a duré 2 heures; les liquides conden-
sés ont été saturés de sulfate d’ammoniaque eté épuisés à l’éther, puis on a fait le dérivé bisulfitique qui a bien cristallisé.
Ce dérivé bisulfitique a été décomposé par le car. bonate de potasse à douce température. On a obtenu par distillation un liquide qui à la rectification a passé exactement à la température de 92°,5 qui est le point d’ébullition de l’aldéhyde isovalérique :