CH? : CH.CHO
ce qui démontre qu'il n'y a pas eu, du moins en modérant la réaction, rupture du groupement allylique.
Si on compare la formule de l’alcool allyliqueavec celle de l'alcool cinnamique
la théorie fait prévoir que l’on devraitobtenir des
CHECH CH OH
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résultats d’oxydation parallèles, c'est-à-dire la formation de l’aldéhyde cinnamique.
7 NCH : CH.CHO
D'après Zincke (r), lorsqu'on oxyde de l'alcool cinnamique par le mélange chromique, on obtient l'acide cinnamique et ensuite de l’aldéhyde benzoïque.
Strecker a obtenu par les oxydants, à côté de l'acide, de lhydrure de cinnamyle (2).
Essai. — L'alcool cinnamique qui a servi aux essais a été plusieurs fois lavé avec une dissolution de bisulfite de soude pour enlever les traces d’aldéhyde, puis finalement rectifié dans le vide.
5o centimètres cubes ont été mélangés avec 100 centimètres cubes d’eau dans le ballon d'entraînement et chauffés à Ia température d’ébullition de l’eau.
En faisant passer un courant d’air dans ce mélange, l'alcool cinnamique a pu être facilement entrainé à l’état de vapeurs.
La température du fil de platine a été élevée jusqu’à l'incandescence rouge cerise ; la chaleur dégagée: par l'oxydation des vapeurs d’alcool cinnamique dans les conditions dans lesquelles nous avons opéré n’est pas suffisante pour maintenir l’incandescence. Toutefois, comme cela a déjà eu lieu pour certains alcools élevés de la série grasse, le passage des vapeurs de l'alcool cinnamique favorise cette incandescence. En effet, tandis qu’un courant de 3 ampè-
(1) Berichte der deut. chem. Gesellschaft, 4. 17, p. 1814. (2) Wurrz. Dict., 1, 934.
ON
res n'a pas été suffisant pour la porter isolément au rouge, il a suffi d’un courant de 1 ampère 1/4 dans le courant de l’e expérience pour la maintenir à cette température
L'analyse a porté sur la recherche de l'acide cinnamique et sur celle de l’aldéhyde cinnamique.
Nous avons aussi recherché la présence de l'acroléine. Le résultat a été négatif ; il nv a done pas eu de rupture de la chaîne latérale contenant la double liaison. Il ne s’est formé qu'une quantité insignifiante d'acide cinnamique.
Les produits de condensation ont été ratés par le bisulfite de soude. La couche bisulfitique après décantation a été distillée en présence d’acide sulfurique étendu. Le produit obtenu a été épuisé à l’éther et distillé de nouveau sous pression réduite {20 millimètres). On a obtenu 4 grammes d'une huile aromatique qui a été ensuite identifiée avec l’aldéhyde cinnamique de la manière suivante. |
Nous avons étendu une petite quantité du liquide obtenu avec de l'alcool et de l’eau et nous l'avons mélangé avec une solution de chlorhydrate de phénylhydrazine additionnée d’une petite quantité d’acétate de sodium. Après quelques instants, il s'est déposé une masse cristalline qui a été jetée sur un filtre et essorée. Le point de fusion du composé est de 167°,5- 168°. C’est donc bien l’hydrazone de l’aldéhyde cinnamique :
CSH5.AzH.Az — CH.CH : CH.CSH
corps déerit par Fischer (r).
Avec de l’eau d’aniline et une solution faiblement
(x) Berichte der deut. chem. Gesellschaft, &. 17, p. 575.
TS
alcoolisée et par conséquent très étendue du produit
de distillation, nous avons obtenu instantanément un
précipité blanc qui après cristallisation dans un mé-
lange éthéro-alcoolique fondait à r05°-106° (au lieu de
109° point de fusion donné par les auteurs). Cette
combinaison correspond à la cinnamylidène-aniline mit