‹ Oxydation Des Alcools Par L'Action De ContactChapitre 88 sur 94 · TOO · texte numérisé non relu

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plomb a donné un précipité cristallin qui correspond au sel basique :

[C:H{COH)OPPb + PhO

signalé dans la littérature chimique (7).

Enfin nous avons terminé l’analyse qualitative du produit en le transformant en hydrosalicylamide :

[CSH:{OH)CH} Az?

selon les indications de Ettling (2) en faisant agir le liquide sur l’ammoniaque d’après la réaction :

3C'H{OH)COH — 2AzH° = C#H'Az°05 + 3H20

Il en résulte donc que, selon la règle que nous avons observée dans le courant de nos essais, l’oxydation parle contact d’une spirale de platine peut se limiter à l’aldéhyde sans formation d'acide correspondant.

Tel n’ést point le cas lorsqu'on essaye d’oxyder la saligénine par de la mousse de platine en présence d’un excès d’air.

Si l’on abandonne dans une capsule plate un mélange formé de saligénine et de ponce à la mousse de platine, on obtient contrairement à l'essai précédent, presque uniquement de l'acide salicylique. Cela est normal puisque l’on opère en présence d’un grand excès d’air et de surface oxydante.

Le même résultat a été obtenu en faisant passer un courant d'air sur de la ponce au noir de platine.

QG) Wurrz. Dict., IL, p. 1396.

(2) Annalen der Chem. und Pharm., t. 35, p. 267.

ET

Le radical salicyle existe dans la nature combiné à divers états :

La salicine :

O.CSH110° CH CH2.0H

est considérée comme un glucoside de la saligénine. Elle existe dans plusieurs espèces de saules et de peupliers. Elle à pu être extraite du Salix helix (1), du tremble (2) (Populus tremula), du peuplier d'Athènes (Populus græca), du Salix fissa et du Salix amygdalina.

On a encore trouvé la salicine dans le Castoreum(3) et dans les bourgeons de la Spiræa ulmaria (4).

D'après Piria (5) ce glucoside se dédouble en glucose et en saligénine d’après la formule :

C#H'S07 ce HO — CsH206 + C'HSO?2

La salicine elle-même est assimilable aux éthers que nous sommes arrivés à décomposer sous l’influence catalytique: on peut en faire la preuve expérimentale au moyen de lappareil d'oxydation par le noir de platine. Nos observations viennent donc confirmer l’hypothèse faite par Peschier (6), d’après laquelle il se formerait de l’aldéhyde salicylique dans les bourgeons floraux de la Reine des prés à la suite de l’oxydation de la salicine.

(1) Leroux. Ann. de chimie et de physique, t. 45, p. h4o.

(2) Braconnor. Ann. de chinie et de physique, t. 44, p. 296. (3) Vorcncer. Annalen der Chem. und Pharm., t. 67, p. 260, (4) Pescmier. Ann. de chim et de phys., t. Ah, p At.

(5) Prrra. Ann. de chim. et de phys., L. 49; p.287 et 14, p. DO (6) Ann. de phys. et de chim., t. 44, p. 418.

Si nous continuons la recherche du radical salicyle dans les végétaux nous le trouvons à l’état d’aldéhyde salicylique non seulement dans les fleurs de la Spiræa ulmaria, mais aussi dans les parties vertes d’un grand nombre d’autres plantes (Spiræa digitata, lobata, filipendula) ; comme pour l'essence d'amandes amères il doit prendre naissance par le dédoublement d’une substance analogue à l’amygdaline.

Quant à l'acide salicylique qui pourrait provenir de l'oxydation plus avancée de la saligénine, il n'a pas été signalé à l’état de liberté dans les végétaux. La toxicité de ce produit vis-à-vis des moisissures et son pouvoir antifermentescible font supposer que des quantités notables d’acide salicylique à létat de liberté dans les plantes s’opposeraient à leur développement.

Mais on le rencontre souvent à l’état éthérifié notamment dans le Gaultheria procumbens dont l’essence est constituée pour les neuf dixièmes par du salicylate de méthyle.

Pour expliquer cette éthérification, on peut admettre la présence à un moment donné de l'alcool méthylique qui se combinerait ainsi avec l’aldéhyde salicylique à l’état naissant. La présence de l'alcool méthylique a été, en effet, signalée dans les végétaux : nous avons pu la déceler dans certaines eauxde-vie de marc (1). Des travaux plus récents (2) ont confirmé la formation de l'alcool méthylique dans un grand nombre de cas.

Dans l’organisme, le processus du dédoublement et de l’oxydation de la saligénine est le même que celui

(1) Trizcar. Comptes rendus de l'Acad. des Se., 1899; p. 498. (2) Wozre, Revue de chimie analytique, IOOI p. 167.

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que nous offrent les expériences n vitro. De son côté, la salicine s’y convertit en aldéhyde et acide salicyliques (1); d’après Weith, elle est éliminée par l'urine, partie en nature, partie à l’état d’acide salicylique.

$ 3. ALCOOLS PLURIVALENTS

Parmi les alcools plurivalents de la série aromatique, nous nous sommes adressé pour nos essais au phénylelycol. Cet alcool C'H"O* fond à 67°- 68° ; il est facilement entrainable par la vapeur d'eau sans se décomposer. C’est cette propriété que nous avons utilisée pour faire l'essai d’oxydation par l’action de contact à haute température en ayant soin toutefois de remplacer le tube étroit par un tube de diamètre plus considérable afin d'éviter les obstructions.

Si l’on considère la formule du phénylglycol :

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