HISTORIQUE
Dans son étude de l'oxydation électrochimique du p-nitrotoluène, ÆElbs!) obtient l'alcool paranitrobenzylique. Pierron?) en opérant dans des conditions à peu près identiques obtient l'alcool orthonitrobenzylique en partant de l'orthonitrotoluène et l’aldéhyde métanitrobenzoïque à partir du métanitrotoluène.
Ces résultats sont inattendus parce qu’il paraissait certain que l'oxydation électrochimique du toluène ou d’autres homologues devait transformer les chaînes latérales en groupes carboxyliques, à l'instar de l'oxydation chimique proprement dites.
Elbs et Pierron n'ont pu constater la présence des acides correspondant aux nitrotoluènes étudiés. ?)
Elbs *) émet l'hypothèse que l'oxygène anodique serait trop faible pour oxyder l’alcool paranitrobenzylique. Cette hypothèse doit être erronée. Fichter a montré par de nombreux travaux avec ses collaborateurs que l'oxygène anodique doit être considéré comme l’oxydant le plus puissant qu'on puisse imaginer. (Bull. Soc. vaudoise Sciences natur., 51, 513 (1917).
Fichter et Stocker, *) Fichter et URI) ont élucidé le problème de l'oxydation électrochimique du toluène. Nous nous sommes proposé d'étudier l'oxydation électrochimique des ortho-méta - et para-nitrotoluènes.
1) Ezss, Z. El. ch. 3, 316 (1896).
2?) PrERRON, Bull. [3] XXV, 852 (1901).
DIPOoC: cit. 5) FICHTER et STOCKER, B. 41, 2003 (1914). S) Éoc-cit 5) FIcHTER et Uxz, Helv. 3, 22 (1910).