‹ Oxydation électrochimique des mononitrotoluènes isomèresChapitre 13 sur 27 · RER AA NER · texte numérisé non relu

RER AA NER

La quantité de gaz carbonique dégagée est très forte si l’on songe à la faible concentration de l’o-nitrotoluène à l'anode, et augmente rapidement, ce qui confirme l’hypothèse émise plus haut de la destruction de l’o-nitrotoluène par oxydation électrochimique en suspension aqueuse.

La quantité de gaz carbonique dégagée par amp. min. est environ le double de celle obtenue dans les mêmes conditions avec le p-nitrotoluène. Nous avons déjà dit à quoi était dûe cette forte destruction de l’orthonitrotoluène ; il est facile de comprendre pourquoi il n’est pas possible d'obtenir les produits d'oxydation de l'orthonitrotoluène dans les électroiyses en suspension aqueuse.

MARNE Fa

OXYDATION ÉLECTROCHIMIQUE DU MÉTANITROTOLUËNE EN SOLUTION DANS L’ACIDE ACÉTIQUE !)

Dix grammes de m-nitrotoluène?) sont dissous dans un mélange de 60 gr. d'acide acétique glacial, 10 gr. d’eau et 15 gr. d’acide sulfurique conc. Solution cathodique : Acide sulfurique 2n. Anode de platine, cathode de plomb. Intensité — 1 amp. Densité anodique — 0,02 amp. par cm°. Quantité d'électricité — 780 amp. min., soit un peu plus du triple de la quantité théorique nécessaire pour l’oxydation en alcool correspondant. L'opération se fait à la température d’ébullition de l’eau. L’acide acétique est chassé à la vapeur d'eau, il distille avec des gouttelettes jaunes qui, après refroidissement du liquide condensé, cristallisent en longues aiguilles jaunes imprégnées d’une substance huileuse; on les en sépare par essorage ; cette huile est du m-nitrotoluène non transformé (3 gr.). Les aiguilles, après recristallisation dans l'alcool, fondent à 58°, c’est la métanitrobenzaldéhyde qui présente le même point de fusion et dont l'hydrazone*) formant des cristaux rouge-écarlate fond à 120°. Par concentration du distillat il cristallise une nouvelle quantité de m-nitrobenzaldéhyde. Nous en avons obtenu 1,5 gr.

Le résidu de la distillation est filtré à chaud sur un double filtre pour séparer les goudrons formés (0,15 gr.). Par extraction à l’éther, nous obtenons encore un peu d'aldéhyde m-nitrobenzoïque, mais point d'alcool ni d’acide correspondant. Il ne se forme point d'acides sulfoniques ni de dérivés acétylés.

Les goudrons obtenus sont solubles dans les alcalis, donnent une coloration brun foncé avec le chlorure ferrique et présentent le même aspect que ceux obtenus avec les isomères para et ortho. Divers essais furent entrepris

1) PIERRON, Bull. [3] 25, 852 (1901).

?) De la Maison « Ciba » à Bâle. Nous lui exprimons toute notre reconnaissance.

3) R. LEPETIT, Loc. cit.

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