‹ OzanamChapitre 144 sur 171 · Etudes germaniques, t. I, p. m · texte numérisé non relu

Etudes germaniques, t. I, p. m

ajoute très justement : « Mais il y a trois choses qui ne se contrefont pas; ce sont : la foi, l'espérance et la charité; là où elles manquent, l'illusion des ressemblances n'est pas longue*. »

On est donc en droit de conclure qu'Ozanam avait rejeté tout ce qui, du traditionalisme, ne saurait être appprouvé, pour n'en garder que ce qui, à condition d'en user avec prudence, peut servir la cause d'une saine apologétique et donc de la vraie religion.

Peut-être ceux qui ont présente à la mémoire la naïve et fougueuse passion pour la philosophie que le cours de l'abbé Noirot avait allumée dans le cœur du jeune collégien de Lyon, se sont-ils étonnés de voir notre apologiste débuter, ainsi que nous venons de le montrer, par YHisloire des religions, Frédéric Ozanam n'avait-il pas écrit que « les grands hommes de la religion, de la littérature et de la morale n'avaient été grands que parce quils avaient puisé leurs connaissances dans là philosophie » ; et n'avait-ii pas manifesté l'ambition de « tout faire rentrer dans ce cadre immense, dont le titre serait Philosophie2 » ?

A vrai dire, si la Providence avait doué celui qu'elle destinait à la belle mission d'apologiste d'une intelligence généralisatrice et synthétique, elle ne lui avait pas donné un esprit proprement philosophique, du moins à entendre par là un esprit tourné vers les hautes spéculations de la métaphysique3. Il semble bien que le cours de l'abbé Noirot et l'éclectisme cousinien aient été pour lui le dernier mot de la philosophie spiritualiste.

Certes, lorsqu'il étudie Dante et la philosophie catholique, les idées justes et ingénieuses ne sont pas rares

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