‹ Ozanam, livre du centenaireChapitre 107 sur 192 · Ceci est d'ailleurs un point que note Ozanam (p · texte numérisé non relu

Ceci est d'ailleurs un point que note Ozanam (p

4. Sur toutes ces questions, cf. l'article cité plus haut de cTAncona.

elle lui a donné un caractère plus sentimental et plus pathétique. Elle a provoqué un merveilleux élan vers les œuvres, et notamment vers la construction et la décoration des églises. La vie du saint a fourni à l'art un grand nombre de sujets nouveaux, presque contemporains, qui ont obligé les artistes à sortir de l'iconographie traditionnelle pour s'engager dans ces voies de l'invention, du pathétique sobre et du sain naturalisme, où la peinture italienne allait trouver sa grandeur. Saint François a donc été un grand inspirateur d'art. Seulement, — il faut y insister,— il l'a été indirectement et comme malgré lui. Sans doute, il a eu l'âme ouverte à la beauté. Mais il s'est laissé aller à son goût pour la musique, et surtout pour la poésie, seulement parce que ce sont les plus spiritualistes de tous les arts, où l'inspiration emporte presque l'exécution avec elle. Pour les autres arts, au contraire, où l'exécution suppose une matière, l'esprit de pauvreté ne s'en accommode guère. « A peine, dit Ozanam (, eut on déposé [saint François] dans le tombeau, qu'on y sentit je ne sais quoi de puissant qui remuait pour ainsi dire la terre et qui sollicitailles esprits... Etcommeil n'avait eu ni toit ni serviteur, il fallut qu'on lui bâtit une demeure magnifique comme le palais qu'il avait rêvé dans sa jeunesse, et qu'il vît entrer à son service tout ce qu'il y avait d'ouvriers excellents dans les arts chrétiens. » L'éloquence, ici, jette un voile somptueux sur le fait que la basilique d'Assise fut élevée parElie de Gortone, un corrupteur et bientôt un apostat de l'ordre, au milieu des protestations indignées des plus fidèles disciples du saint. Elle est comme le symbole de l'abandon du pur idéal franciscain, que, par une espèce de paradoxe, on trahissait dès qu'on voulait le glorifier.

Mais la critique la plus grave que l'on doive adresser aux Poètes franciscains, c'est qu'Ozanam ne se soit pas assez rendu compte qu'une étude comme la sienne supposait un travail préliminaire, fort difficile d'ailleurs et

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