‹ Ozanam, livre du centenaireChapitre 120 sur 192 · Civilisation chrétienne chez les Francs, p · texte numérisé non relu

Civilisation chrétienne chez les Francs, p

• '. Vacandard, La scola du palais mérovingien, dans Revue des Questions historiques, LXI, p. 490, et LXII, p. 546. Il montre notamment que les mots eruditio palatina, auliae disciplinée, regalis mililia, sont synonymes etdésignent, non l'enseignement littéraire, mais les exercices militaires et l'instruction préparatoire à la carrière administrative, et que les mots mêmes de scola palatina doivent s'entendre souvent, non d'une école, mais del'ensemble des fonctionnaires.

i. Civilisation chrétienne chez les Francs, p. 479.

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graphes. Il finit par être victime de l'attention même qu'il a mise à recueillir les moindres souvenirs de l'antiquité, les plus faibles traces de culture; réunis, tous ces faits forment masse et font illusion ; à la réflexion on s'aperçoit combien ils sont clairsemés dans les trois siècles qui vont de Clovis à Charlemagne. Et Ozanam n'a pas fait l'espèce de contre-épreuve qui l'aurait convaincu d'optimisme; je veux dire l'étude des diplômes mérovingiens, dont la langue ne peut laisser aucun doute sur la barbarie générale. Dans sa bienveillance, il récuse jusqu'au témoignage que portent contre elles-mêmes ces générations sacrifiées, sous prétexte « qu'il y a des juges sévères qu'il ne faut jamais prendre au mot lorsqu'ils parlent d'euxmêmes et de leur temps1 ».

Mais tout cela, en somme, ce ne sont encore que des remarques de détail ; parfois des questions de mots, — Ozanam est trahi par son éloquence généreuse2; parfois des questions de point de vue, — telle œuvre qui paraîtra détestable, si on la compare aux modèles antiques, sera jugée méritoire, si Ton songe à l'effort qu'elle représente3; parfois des questions de sentiment, — bon nombre des textes allégués sont tellement vagues ou obscurs que l'interprétation, si l'on veut à toute force en donner une, dépendra toujours de théories générales préconçues4. Jusqu'ici, surtout si on le corrige par lui-même et parles aveux qui lui échappent, Ozanam est peut-être moins éloigné qu'il ne semble de ses contradicteurs.

Mais la question essentielle est ailleurs, et la vraie divergence est dans la manière de la poser. Le point est de

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