‹ P.A. de Gaspé et Francis Parkman [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 17 · EX = EE · texte numérisé non relu

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que côté de l'escalier, lorsque ïe fus distrait de mon attention par un étranger qui s’avança vers moi, et vint en souriant me souhaiter là bienvenue.

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Je reconnus à l’instant mon ancien ami M.

Francis Parkman.

Depuis plusieurs années nous correspondioñs ensemble sans nous être jamais vus.

M. Parkman était venu à Québec pour me rencontrer, j'étais allé à Boston dans le même but; maïs une étrange fatalité nous avait toujours tenus éloignés l’un de ‘l’autre : c'était pour la première fois que nous avions le plaisir de nous serrer la main.

Après les premiers épanchements de l’amitié, M. Parkman me dit que sa voiture nous attendait à la porte de l’hôtel, et s’offrit à me faire les honneurs de sa ville natale.

Boston, qui a été justement surnommé l’Athènes moderne des États-Unis, est le centre des lettres et des sciences, la capitale intellectrelle de la grande république.

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Nous visitâmes ses principales institutions, et particulièrement le célèbre Harvard College, fondé en 1637.

J'y admirai le magnifique musée d'histoire naturelle formé par M. Agassiz, et qui rivalise avec les plus riches musées de l’Europe.

De là nous allâmes rendre visite au célèbre professeur et à son illustre voisin, M. Longfellow, le Lamartine américain. M. Agassiz est une de ces physionomiies que l’on n’oublie pas, figure douce et attractive que les calmes études de la science ont empreinte

d’une lumineuse sérénité.

Madame Agassiz, née miss Carey, issue d’une opulente famille de Boston, est une femme d’un esprit supérieur. Elle partage les études et les courses scientifiques de son mari, et a écrit ses voyages avec autant de grâce que d'originalité.

L'auteur d'Évangéline est un beau vieillard, aux traits animés, au regard jh :pide et inspiré. Sa noble figure, la longue et abon-

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