‹ P.A. de Gaspé et Francis Parkman [microforme]Chapitre 1 sur 15 · PR ES · texte numérisé non relu

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cence a de personnel, je veux la raconter ; car elle me donnera l'occasion de décrire l’antique manoir des seigneurs de Gaspé, et d'ouvrir au lecteur un aperçu dans l’intérieur de cette famille aux habitudes, si étrangères à notre temps.

Avez-vous remarqué, à l’anbe du jour, quand les premières lueurs de l'aurore tracent, sur la crête de nos montagnes, ce j'äle sillage que nos habitants appellent la barre du jour, avez-vous remarqué ces vapeurs diaphanes qui flottent souvent à l'horizon : fantômes gracieux que l'œil suit comme un beau rêve qu’on

d'amis des lettres m'ont réitéré cette demande, me disant que personne n'avait connu l’auteur des Anciens Canadiens aussi intimement que moi, et n'avait été mieux à portée de l’apprécier, que j'ai dû céder enfin à leurs instances.

craint de voir s’évannuir, ct dont la silhouette vague et indécise se confond parfois avec l’azur du ciel? C'est dans ce mème demi-jour de l’intelligence qui s'ouvre, semblable à ces formes attrayantes, que se dresse dans mon passé la douce et lointaine apparition du bon vieillard dont je vais vous dire la vie.

Mon père et ma mère avaient l'habitude de faire, chaque année, quelques visites à nos parents et amis échelonnés dans chaque paroisse, le long du fleuve, depuis la Rivière-Ouelle jusqu’à Québec.

Parfois, plusieurs des enfants étaient admis à l’insigne bonheur de les accompagner. C'était alors une fête sans pareille, on l’attendait avec impatience comme un jour de l'an, on se faisait compter les jours, on en rèvait. Ces promenades, avec les beaux tours sur le

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