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fleuve que notre père nous faisait faire dans son yacht, sont les souvenirs que j'ai gardés le plus vivement gravés dans ma mémoire d'enfant.
Dans ce temps-là, (je parle de plus de trente ans passés) on voyageait encore; c'était un événement qu’un départ.
Aujourd’hui, comme dit le proverbe moderne, on ne voyage plus, on arrive.
Il fallait deux grandes journées pour monter de la Rivière-Ouelle à Québec.
Le voyage était déterminé et fixé des mois d’avauce. La semaine précédente, des lettres partaient pour annoncer Par: rivée.
De ‘bonne heure le matin, toute la maisonnée tait en mouvement. La Lies espèce de carosse comme on n’en voit plus, sortait de la remise dans la cour. La barouche était r5 ionu-
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ment, comparée aux grèles véhicules d'aujourd'hui qui ont plutôt l’air de vélocipèdes.
John, le fidèle groom, vieux matelot anglais naufragé que mon père avait recucilli, arrivait de l’étable avec les deux chevaux noirs, dont les noms singuliers, Pompée, César, retentissent encore à mon orcille. Il les attelait à la barouche, puis grimpait sur le siège à une hauteur phénoménale, et arrivait solennellement,le fouet à la main, devant la porte.
—John, you are in time, lui criait mon père.
John, en effet, véritable anglais, phlegmatique et taciturne, était la précision même. .
Au moment du départ, mon père réunissait toute la famille, avec les domes-
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tiques, dans le salon, et récitait une prière pour demander à Dieu de bénir le voyage.
Puis, c'était une ronde d’embrassements, et nous montions, les uns après les autres, les gradins de la barouche, espèce d'échelle de Jacob, qui se repliait dans la voiture comme un livre. Il me semblait alors que ça devait être comme cela dans le paradis.
Le soleil, déjà haut sur l'horizon des Alléghanys, nous regardait de son grand œil réjoui. Il faisait toujours beau ce jour-là : autrement nous ne partions pas.
Enfin ia caravane s’ébranlait: nos voix enfantines gazouillaient comme nne couvée d'oiseaux, et c'était À grandes peines qu’on pouvait contenir dans la voiture notre frétillant bonheur. |
Comme toute la nature était belle
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alors ! Comme elle nous souriait avec amour! La fée magique de l'enfance avait touché chaque objet de sa baguette.
Le ciel, les prairies, les montagnes, la mer, tout était enchanté. L’azur du frmament était plus limpide, les campagnes plus verdoyantes, les montagnes plus ombragées, la mer plus chatoyante des feux du jour.
Je vois encore, dans les guérèts, les moissonneurs, la faucille à la main, parmi les gerbes ; dans les prairies, les fancheurs qui s’arrètaient pour nous saluer, selon la belle coutume canadienne, lorsque nous passions: j'entends le bruissement du foin qui tombe sous les grands coups de faux. Je suis de l'œil les goglus, an plumage d'or cet d'ébène, qui chantaient à ravir, en voltigeant sur les prés, ou perchés sur les
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clôtures. Je vois sauter, sur la poussière du chemin, les sauterelles, autour des roucs et sous les pas des chevaux.
Lorsque nous rencontrions quelque pauvre, marchant dans la même direction que nous, s’il était vieux on paraissait fatigué, mon père disait à John d'arrêter et faisait monter le pauvre dans la voiture. Il prenait de là occasion de nous donner une leçon.
: —Mes enfants, disait-il, il faut respecter les pauvres, toujours les saluer, les secourir : ils sont les frères de Jésus- Christ.
Nous n'aurions jamais oublié d'ôter notre chapeau en passant devant les croix que nous rencontrions souvent le long de la route. Dans les anses, soit de Sainte-Anne, soit de Saint-Roch, où les maisons sont plus clair-semécs, nous récitions le chapelct.
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Enfin après bien des arrêts, de paroisse en paroisse, nous arrivions, dans l’aprèsmidi, au manoir de M. de Gaspé.
C’est là que m’apparaît, pour la première fois, l’aimable physionomie du “bon gentilhomme ”. M. de Gaspé, debout devant sa porte, entouré de ses enfants, nous attendait, le sourire sur les lèvres, le cœur sur la main.
La résidence seigneuriale, que M. de Gaspé a immortalisée dans ses Anciens Canadiens sous le nom de manoir d’Ha-.
berville, s'élève, à quelques arpents du fleuve, en face d’un petit cap ombragé de pins, d’épinettes et de bouleaux, et aux pieds duquel passe le chemin du rot.
Une vue superbe s’étend de là sur le fleuve tout parsemé d’iles. En face, ce sont les deux Piliers, le Pilier de Bois, ct le L'ilier do Roche avec la
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\ tour de son phare, “ l'un désert et aride comme le roc d’Oea de la magicienne Circé, tandis que l’autre est toujours vert comme l'ile de Calypso.” Plus loin c’est la Batture aux Loups-Marins et l’île aux Oies avec l’île aux Grues, et tout à fait sous le nord l'ile aux Coudres.
À quatre ou cinq lieues de distance, de l’autre côté du fleuve, la longue et formidable chaîne des Caps, aux nuances bleuûtres, ferme l'horizon.
Le manoir qui aujourd’hui tombe en ruine, est une construction d’assez modeste apparence, à un seul étage, au toit roide et élancé, avec deux ailes qui projetrent du côté de la façade. Il fut bâti, pen de temps après la conquête, pour remplacer le manoir primitif qui avait été incendié par les Anglais en 1759.
Le second manoir n'avait de remarqua-
ble que son air de propreté et de blancheur uniforme qui faisait ressortir ses vives arêtes sur la verdure et le feuillage des vergers. Des parterres de fleurs, un jardin potager, quelques allées d’arbres fruitiers, que M. de Gaspé cultivait avec amour, embellissaient l'avenue qui conduit à la porte d’entrée.
Le éilence, l’abandon et la décadence ont aujourd’hui remplacé les soins diligents, l’animation de la vie, les éclats de rire bruyants qui faisaient retentir les salons et les bocages de cette demeure, quand la nombreuse famille de M. de Gaspé l’habitait. A l’époque reculée dont je parle, elle était remplie d'hôtes aussi aimables que spirituels, qui faisaient de l'hospitalité la plus large part et le bonheur de leur vie.
On aimera peut-être à connaitre les
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noms de cette société qui a complètement disparu : c'était d’abord M. de Gaspé ct Madame de Gaspé, née Susanne Allisson ; Madame Allisson, née Thérèse Baby, belle-mère de M. de Gaspé; Madame de Gaspé, née Dlle. Catherine de Lanaudière ; Mlle. Maric-Louise- Olivette de Lanaudière, tante de M. de Gaspé, enfin la nombreuse famille de ce dernier. Une douce gaité, assaisonnée du vieil esprit français, animait cette belle société, dont M. de Gaspé était l’âme. Sa verve intarissable, sa tournure d’esprit si originale, ses connaisgances variées, son talent de narration faisaient oublier les heures en sa compagnie. Durant les longnes soirées, quand la conversation commençait à languir, il ouvrait sa belle bibliothèque, en tirait un livre, prenait quelque passage
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choisi de Racine, de Molière, de Shakespeare ou d’autres, et en divertissait ses auditeurs avec un talent de lecture incomparable.
Ce genre d’amusement était si attrayant pour lui et pour sa famille qu’il avait traduit en français et copié de sa main presque toutes les œuvres de Walter Scott qu’il lisait tout haut le soir.
Ceci explique le mystère des Anciens Canadiens, cette fleur de printemps éclose sous los neiges de l’hiver. L'étude approfondie des grands maitres avait perfectionné depuis longtemps le talent ae M. de Gaspé, élaboré dans son cerveau cette conception, si savante et à la fois si simple, qui en est sortie tout-àcoup complète et toute vêtue, comme la Minerve antique.
De temps à autre, pour initier ses
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enfants aux plaisirs de l'intelligence, M.
de Gaspé leur faisait exercer une petite pièce de théâtre tirée des œuvres si joliçs de Berquin, ou des contes des Mille et une Nuits On improvisait un théâtre dans le grand salon, et la pièce était jouée aux applaudissements de quelques amis et descensitaires du voisinage qu’on invitait à prendre part à cette petite fête.
La chasse, la pêche, les promenades au bord de la mer, les soins de son domaine, la culture de ses jardins, les conseils qu’il donnait gratis à tous ceux qui venaient, de près comme de loin, pour le consulter en sa qualité d’avocat, remplissaient le reste de ses journées.
Durant la belle saison, on faisait diversion aux habitudes ordinaires de la vie par quelque fête champètre sur les
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côteaux voisins ou sous l’ombrage des grandes érablières.
Les cris de joie que faisaient entendre les enfants et les convives du manoir au retour de ces festins agrestes, retentissaient encore aux oreilles de M. de Gaspé, lorsqu'il écrivait cette scène charmante de ses Anciens Canadiens.
“ De joyeux éclats de rire se faisaient entendre du chemin même, et l'écho du cap répétait le refrain :
Ramenez vos moutons, bergère, Belle bergère, vos moutons.
Les danseurs avaient rompu un des chaïnons de cette danse ronde, et parcouraient en tous sens la vaste cour du manoir à la file les uns des autres. On entoura la voiture du chevalier, la chaine se renoua, et l’on fit quelques tours
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de danse en criant à mademoiselle d'Haberville : —descendez, belle bergère.
“Blanchesauta légèrement de voiture ; le chef de la danse se mit à chanter.
C’est la plus belle de céans, (bis) Par la main je vous la prends, (bis) Je vous la passe par derrière, Ramenez vos moutons, bergère :
Ramenez, ramenez, ramenez donc, Vos moutons, vos moutons, ma bergère, Ramenez, ramenez, ramenez donc,
Belle bergère, vos moutons, é 4 ù
4 On fit encore plusieurs rondes autour de la voiture du chevalier en chantant :
Ramenez, ramenez, ramenez donc, Belle bergère, vos moutons.
On rompit encore la chaîne ; et toute la bande joyeuse enfila dans le manoir en dansant et chantant le joyeux refrain.”?
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LES ANCÊTRES DE M. DE GASPfÉ.
La famille de M. de Gaspé est originaire de Normandie. Jacques Aubert, ingénieur des fortifications d'Amiens, et commis-général de la compagnie des Indes Occidentales, résidait dans la paroisse de Saint-Michel, d’'Amiers. (Ce fut son fils, Charles Aubert dela Chenaye, né à Amiens en 1630, qui, le premier de sa famille, vint s'établir en Canada vers 1655. Ilgse fixa à Québec, et épousa, en premières noces, Dame Ca-
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therine-Gertrude Couillard, fille de Sieur Guillaume Couillard, et de Dame Guil'emette Hébert. Madame de la Chenaye mourut en 1664, âgee seulement de seize ans, en donnant le jour à son fils Charles.
M. de la Chenaye épousa, en secondes noces, (10 janvier 1668) Dame Marie- Louise Juchereau de la Ferté, petite-ïlle du premier seigneur de Beauport, qui lui donna neuf enfants. Venu en Canada avec quelque fortune, il l’accrnt rapidement par le commerce; et obtint successivement les concessions de la seigneurie de Saint-Jean Port-Joli, d’une partie de la Rivière du-Loup et de Cacouna (1673), de Madawaska, du lac Témiscouata (1682),de Blanc-Sablon et de Terreneuve (1693). Les services éminents qu'il rendit à la culonie lui valurent des lettres de noblesse de la part de Louis XIV. Il
reçut pour armes : D'argent à trois pins de sinople, accompaynés en pointe d'un croissant de queules, ét un chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. ?
1. Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous présens et avenir. salut, L’attention particulière que nous avons toujours donnée, dans les occasions, à récompenser la vertu, dans quelque état qu’elle se soit rencontrée, nous a porté à donner des marques de notre estime ct de notre satisfaction, nonseulement à ceux de nos sujets qui se sont distingués dans l’épée et dans la robe, mais encore à ceux qui se sont attachés à soutenir ct à augmenter le commerce : c’est ce qui nous a convié à accorder des lettres de ncbiesse aux uns et aux autres, et à faire passer à leur postérité les marques de la considération que nous avons pour eux, afin de reconnaître leurs services, de renouveler leur émulation, et d'engager leurs descendants à suivre leurs traces. Et comme on nous a fait des relations très-avantageuces du mérite du Sieur Aubert de la Chesnaye, fils du Sieur Aubert, vivact Intendant des fortifications de la ville et. citadelle d'Amiens, et des avantages consid érables qu'il a procurés au commerce du Canada, depuis
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M. de la Chenaye siégeait au conseil supérieur de la Nouvelle-France, et mourut à Québec le 10 septembre 1702.
l’année 1655 qu’il y est établi, nous avons cru que nous devions le traiter aussi favorablement, d'autant plus qu'ayant formé, par notre édit de l'année 1664, une nouvelle Compagnie au dit pays, pour la propagation de la Foi, l’augmentation du commerce et l'établissement des Français du dit pays et des Indes, il a fait avec succès des établissements pour la dite Compagnie, sous notre autorité, jusqu'à la réunion du dit pays à notre domaine, dans laquelle Compagnie il a travaillé avec beaucoup de succès ; ila même employé des sommes très-considérables pour le bien et l’augmentation de la Colonie et particulièrement pour le défrichement et la culture d’une grande étendue de terre, en divers établissements séparés, et à la construction de plusieurs belles maisons et autres édifices ; it a suivi les Sieurs de la Barre et Denonvillé, ci-devant Gouverneurs et nos Lieutenants-Généraux du pays, dans toutes les courses de guerre qu'ils ont faites, et dans toutes les occasions, il s’est exposé à tous les dangers et a donné des marques de son courage et de sa valeur, et notamment dans les entreprises que ces deux
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Par un sentiment d’humilité chrétienne assez fréquent à cette époque, il voulut se faire inhumer Gans le cimetière des pauvres de l’'Hôtel-Dien.
Lieutenants-Généraux ont formées contre les Iroquois et les Sonnontouans, nos ennemis, dans le pays desquels il prit possession, en notre nom, des principaux postes et du fort des Troquois, ainsi que de toutes les terres conquises par nos armes ; il a eu un de ses fils tué à notre service, et les aînés de cinq qui lui restent y servent actuellement et se sont distingués au dit pays. A ces causes, voulant user envers le dit Sieur de la Chesnaye des mêmes faveurs que nous accordons à ceux de son mérite, de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, nous l'avons annobli et annoblissons par ces présentes, signées de notre main, ensemble ses enfants nés et à naître en légitime mariage, que nous avons décorés et décorons du titre de noblesse, de sorte qu’ils puissent acquérir et posséder tous Fiefs et terres nobles, et jouir de tous les honneurs, prérogatives et priviléges, franchises, exemptions et immunités dont jouissent les autres nobles de notre Royaume. Donné à Versailles, au mois de Mars de l’an de gràck 1698, et de notre règne le cinquantième. (Signé) Louis,
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Son fils Pierre, qui le premier prit le nom de Gaspé, épousa à Québec, en premières noces, Dame Jacqueline-Catherine Juchereau de Saint-Denis ; et, en secondes noces, (1711) Dame Angélique Le Gardeur de Tilly. Ils eurent sept enfants, dont le troisième, Ignaccl'hilippe, est le ne no de M. de Gaspé.
Ignace-Philippe Aubert de Gaspé, né en 1717, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saïnt-Louis, seigneur de Saint-Jean Port-Joli, épousa à Québec, le 30 juin 1745, Dame Maric-Anne Coulon de Villiers, fille de Nicolas Coulon de Villiers et d’'Angèle J'aret de Verchères. Madame de Gaspé était sœur du célèbre Villiers de Jumonville, massacré par les Anglais an fort Nécessité en 1753.
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Soldat comme ses ancètres, Ignace.
Philippe de Gaspé se distingua dans toutes Les guerres de la conquête. Il eut l'insigne honneur de commander une des quatre brigades canadiennes à la bataille de Carillon. Ruiné par la prise du pays, il se retira parmi les ruines de son manoir incendié par les Anglais. De toute sa fortune, il ne lui restait que ses argenteries, qu’il avait dérobées aux mains des ennemis en les enfouissant au fond d’un puits.
6 Il ne songea même pas à réclamer de ses censitaires appauvris, les arrérages de rentes considérables qu'ils lui devalent, mais s’empressa plutôt de leur venir en aide en faisant reconstruire son Anculin sur la rivière des Trois-Sanmons, qu’il habita plusieurs années avec sa famille, jusqu’à ce qu’il fut en moyen de construire un nouveau manoir.
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‘6 C'é‘ait un bien pauvre logement que trois chambres ‘exiguës, réservées dans un mouiin, pour 8a famille jadis si opulente ! Cependant tous supportaient avec courage les privations auxquels ils étaient exposés ; le capitaine de Gaspé seul, tout en travaillant avec énergie, ne pouvait se résigner à la perte 4e sa fortune ; les chagrins le minaient ; et, pendant l’espace de six ans, jamais “rire n’effleura ses lèvres. Ce ne fur que lorsque son manoir fut reconstruit, et qu’une certaine aisance reparut dans le ménage, qu'il reprit sa gaité naturelle. ” 3
Il mourut à Saint-Jean Port-Joli le 26 janvier 1787, âgé de 70 ans.
Son fils, l'honorable Pierre-Ignace