‹ P.-J. de BérangerChapitre 70 sur 147 · ENCORE DES AMOURS · texte numérisé non relu

ENCORE DES AMOURS

Air de Lêonide.

Je me disais : Tous les dieux du bel âge M'ont délaissé ; me voilà seul et vieux. Adieu l'espoir que leur troupe volage M'avait donné de me fermer les yeux !

Je le disais, lorsqu'une enchanteresse Vient et d'un mot ravit mes sens troublés. Ah ! c'est encor quelque beauté traîtresse : Tous les Amours ne sont pas envolés...

Mes yeux encor ont des pleurs à répandre ; Ma voix encore a des chants amoureux.

Aimons, chantons ; la beauté vient m' apprendre A triompher des hivers rigoureux.

Tout me sourit : les fleurs brillent plus belles, Les jours plus purs, les cieux plus étoiles. Dans l'air plus doux j'entends battre des ailes : Tous les Amours ne sont pas envolés.

Œuvres, III, 186,

142 BËRANGER. — Cil Al'. V -

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