Idées révolutionnaires, p
t^. De la justice dans la lîéuolutioji, etc., t. II, pp. 398 à 4o5.
« dont vous aurez été cause : cette responsabilité peut « aller, suivant la gravité du parjure ou la récidive, jus- <( qu'à l'excommunication et à la mort. La loi est claire, « la sanction encore plus... ». Très. claire en effet : mais ce n'était pas la peine d'annoncer à l'univers qu'il fallait exterminer et non reconstituer le pouvoir * : qui donc constatera le parjure ou la récidive? qui lancera l'excommunication? qui prononcera la peine de mort? qui se charg-era de la faire exécuter? Gomment? vous placez l'humanité sous une telle férule et vous vous fig-urez avoir supprimé le gouvernement !
J'ai plus que jamais le droit de rechercher quelle pourrait bien être la raison suffisante de cet inutile et formidable remue-ménage. De toutes les réformes que sollicite la société, lit-on dans les Contradictions économiques 2, aucune ne peut être réalisée par le pouvoir, parce que « l'essence du pouvoir y répugne ». C'est on ne peut plus contestable. Proudhon a reconnu lui-même que la royauté avait été une « condition du progrès » dans un temps où, avant de procéder au dédoublement des catégories du travail, il fallait assurer laconvergence et l'harmonie des fonctions ; bien plus, que son crime irrémissible eût été de changer la « force expansive du sceptre » en un principe d'inertie et que le plus novateur des monarques fut toujours le meilleur pour l'humanité •'^.■11 fallait, a-t-il répété vingt ans après, dompter, fixer lesmultitudes errantes, indisciplinées et g-rossières ; former en groupes les cités isolées et hostiles; fonder