‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 20 sur 169 · I . Corrcsp., l. XI, p. m · texte numérisé non relu

I . Corrcsp., l. XI, p. m

(f bonheur cette g-lorifîcationde notre espèce? Maintenant {( j'ajoute que ce fait si grandiose n'est pourtant quetran- « sitoire, que la civilisation entre dans unepériodeoù le « tribunal guerrier n'a plus à fonctionner. . . » Il se justifie une troisième fois (i'] juin) d'avoir réhabilité le droit de la force : « Nier le droit de la force, c'est nier (( que la force vaille quelque chose, ce qui revient à nier « que la force soit la force. » Le i8 septembre, il se fâche : « Toute cette démocratie me dég'oûte... Elle a ses « dadas, ses tics et ses chics; elle veut qu'on la gratte là (( où la vermine la démange, mais elle n'entend pas qu'on « la peigne ni qu'on la décrasse ; elle ressemble à ce (( g-ueux canonisé qui, rong-é tout vivant par les vers, (( les remettait dans ses plaies lorsqu'ils s'échappaient... « Le droit de la force n'est pas autre chose cependant 0 que l'affirmation d'une législation de la force comme « il y a une lég-islation du mouvement, une lég-islation (f de la vie, etc., etc., par suite, l'oblig-ation, pour tout (( être moral, de se soumettre à cette loi... J'ai bien (( envie de tomber une fois à bras raccourcis sur cette « tourbe. . . Allons donc, bètas, vous êtes la honte de (( l'esprit humain ! »

La presse française, déjà malveillante, se montra, depuis celte dernière publication, tout à fait ag-ressivc. Proudhon fut affecté par un certain nombre d'articles, publiés dans le Journal des Débats, la Presse, VOpinion nationale, la Revue germanique *. « Je suis tou- (( jours regardé comme un écrivain excentrique, incom- « mode, importun, déplaisant, écrivait-il à son ami « Gouvernet le 19 décembre 18G1 : on me décerne une (( ruade, on me pique d'un coup d'épingle, les femmes

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