V. ci-dessus, p. ly
(( premier amour, qu'on ne remplace jamais. » Il semblait s'excuser auprès de quelques-uns : « Oui, je suis li contraint de rentrer en France; les maladies, effet « d'un climat incommode, les désavantages de la situa- « tion, le devoir de profiter de mes quinze dernières an- (i nées de travail (!) pour purg-er mes dettes et procurer « un trousseau à mes filles, tout me fait une nécessité de « partir i.»Lc i5 novembre i86i,il trouvait une quantité de bonnes raisons pour différer ce départ : « J'ai dû « calculer que ma rentrée me coûterait au moins une « quinzaine décents francs ; que la vie à Paris me revien- « drait, au moins pour un temps, plus cher qu'à Bru- « xelles ; que je n'étais pas en mesure de faire un sacri- (('ficede deux mille francs pourla première année, etc ». ^ Presque à la même époque, il caressait le projet de prendre la direction d'un journal hebdomadaire belge» anti- Jacobin, anti-centralisateur et anti-chauvin », qui serait «le pendant du Courrier du c//m«/ic/?e ^x». Mais il se sent malade; la cervelle est dans le plus mauvais état ; les médecins lui prescrivent six mois de repos*. Son âme (( est pleine d'amertume » ; il se voit « plus que jamais « repoussé, excommunié, honni » 3. Sa correspondance retentit d'imprécations contre la France^. Je ne compte