‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 36 sur 169 · II · texte numérisé non relu

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,,(i PROUDHON

i^itùt l'impression d'un ouvrage qui n'aura pas moins (le dix feuilles. Mais il se sent aussitôt succomber : « Ce « sera, poursuit-il, le dernier de cette étendue. Les li- (( vres m'accablent, et je suis décidé à ne plus écrire que u des articles. »

A partir du i'"" décembre, il dicte et presque toutes ses lettres sont signées : pour mon père, Catherine Proiidhon. Celle-ci écrivait bientôt au docteur Maguet ^ : « Mon père est dans une crise continue... Le divorce « est prononcé entre le corps et l'âme. Ce qu'on appelle (f la vie est devenu une véritable incompatibilité. » Proudhon signait encore, le 12 janvier i865, une lettre à Buzon, qu'il terminait en ces termes : « Je sue sang « et eau pour appliquer encore une fois ma griffe sur « cette missive, dont je ne voudrais pas jurer qu'elle ne « sera pas à vous la dernière. » C'était bien la dernière. Il mourut le 19 janvier i8G5.

11 avait toujours écarté l'idée d'une vie future. On lit pourtant dans une de ses lettres, datée du 3o décembre i8G3 : « Si je pouvais, après ma mort, apprendre que " ma veuve a convolé en secondes noces, je me relèvece rais de la tombe, comme le fantôme de la légende, « pour venir punir l'infidèle. » Mais il ne faut voir là (ju'une inconséquence enveloppée dans une figure de rhétorique. Proudhon avait travaillé à désunir l'homme et Dieu. Il n'admettait donc qu'une immortalité, celle de son nom dans le souvenir des hommes 2.

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