C.IOTTO : LA M A no NX A DKLL A R E N A
rangées superposées se déroulent en trenle-huitsujetsl'histoirede laVierge et celle du Christ. La séparation des sujets et même les séparations horizontales des rangées sont simplement indiquées par des nervures tracées au pinceau. Aucune moulure, aucun ornement architectural n'y est introduit: la peinture y rèo-ne seule. Au-dessous, séj)arées par des imitations de plaques de marbre, sont figurées en camaïeu les Vertus et les Vices. Sur larcade du cho-ur. on voit le Christ sur son trône, entouré d'anges. Pin face, le mur d'entrt-e est com])lètement cou- \-ert par le lugcniciit dernier avt'c le Paradis et \' Enter.
L'ensemble de ces peintures marque une époque dans l'histoire de l'art et même dans l'histoire de l'esprit humain. -■ Toute la peinture de l'avenir, a-t-on tlit, y est pressentie et préparée' ■ C'est en 1303 que Giotto commença citravail colossal qu'il termina en i.iOt). 11 est vrai qu'il se lit aider par ses élèves.
-Mais, comme jiour les grandes décorations de Raphaël, sauf quelques parties plus faibles, par exemple l'Enfer du mur d'entrée ou les fres- .ques du chœur, partout l'esprit du maître est présent et il est vraisemblable que le plus grand nombre des scènes de la vie du Christ et de la Vierge sont presque complètement de sa main. On ])eut remarquer qu'il a choisi de préférence les scènes qui ont un caractère familier et sont souvent de véritables sujets de genre.
Au moment où Giotto va entreprendre sa décoration de la Madonna diir Ai'iiia il est arrivé à la maturité de son talent et il conserve en même temps tout l'épanouissement et toute la vivacité de la jeunesse. Il éprouve
Giotto. Saint Joacliim cher les Bergers (Eglise de l'.\rena).