‹ Padoue [et] VéroneChapitre 28 sur 60 · I.R ML'SKO CIVKO 1) H PADOUF · texte numérisé non relu

I.R ML'SKO CIVKO 1) H PADOUF

de la facture doit bien être rattachée aux enseignements du Squarcione, mais t[ui est une exception dans son école. C'est un fragment de fresque représentant la Vierge et l'enfant Jésus n" 402 . La Vierge a un type tout à fait original, surtout en Italie, et qui, au premier aspect, aurait

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Gîrolamo Romanino. La Vierge sur un trône (Musée, précédemment à Sainte-Justine).

quelque chose de bN-zantin, figure gracile, un peu sèche même, au nez mince et un peu busqué, aux yeux légèrement relevés, avec une expression sérieuse et tendre dans un visage qui dénote aussi la finesse et l'esprit. Le geste de l'enfant qui caresse familièrement sa mère est d'un caractère touchant que Squarcione n'a certainement jamais connu et qu'on retrouverait difficilement dans Mantegna.

l'A Doi; !•:

Nous ne reviendrons pas sur la salle ([ui reunit ce i|u on a ])u sauver des (Kuvres de (luariento. l'arnii les ])eintures archaïques, nous signalerons le Pape sur son Ira ne. de i-rancesco dei Franreschi (n" 397 avec des ornemenls d'or en relief sur le costume pontifical Le commandeur

l-'erd Cavalli a donné récemment au Mus('-e nue Vierge avec un donateur, une des meilleures œu- \res d'Andréa Previtali qui l'a signée : Amlrcas Boiuiiisis (il était de liergamei : Jodiiiiis brllini ilisii piil IIS (i5o:<i ; elle égale Kl X'ierge de .^lansueti placée dans une salle \'oisine Au même temps ,i]>l>artient un grand Galz'ciirr de Steiano dell' Arzere et une Dcs- II iil( lit' croix de tnrolamo del Santo 1486-15501, grand cadre de lornie ogivale où la composition jirincipale est surmontée de la figure de Dieu le père, et entourée de ligures en pied saint Benoît à gauche, sainte Justine à droite) reliées par une série de médaillons de jimphétes et de saints faisant le tour de l'encadrement.

I.e Crémonais Boccaccio Boccacinn (1460?- 1518 conserve dans sa Mérite iHLOiupagnée de saints un caractère assez archaïque; c'est un Pérugin plus doux, et d'un accent plus pénétrant. La tète de sainte Agathe est d'une mélancolie exquise et fait une petite moue vraiment délicieuse.

Marco Palniezzano de l-'orli 1456-1537), école toscane, a une Sainte famille et une Mailoiie, qui ne vaut pas celle du Vénitien Marco Basa'iti peinte vers 1510 et un de ses meilleurs tableaux.

Titien a deux jiortraits : un guerrier et un magistrat, tous deux à barbe blanche, d'un asj)ect peu commode, types caractérisés de cette aristocratie énergique et froide qui se laissa peu troubler par les questions de

Ticpolo. Sailli t*;ilricu i.Mvivéu

l.K MLSICO ( l\-UO DK I'AI)0L;K

senlimcnl. Parmi les conU'in])orain.s du Titien, nous trouxcjns Francesco .Moroiie 'une \ '/iri;r dans une foret) et Antonio Badile. le maître de l'aul Yéronëse (^Vierge et plusieurs saints). Parmi ses successeurs nous citerons pour sa Sainte Justine niarcliant au supplice, Lucas Longhi 7 15621 ([u'il ne faut pas confondre avec Barbara Longhi 1552-1619: dont lc.^lus(''ea une sainte famille ni avec Pierre Lfjnghi i 702-1 785'^ dont le fils

M:ùsûn Je Pclr;u\\ue ;i Ai\iu.i.

Alexandre Longhi 11733-11^13^ nous montre le portrait d'un grand personnage vénitien peint dans le goût des portraitistes français du temps de Louis X\' et plus particulièrement de Tocqué'.

Pour le xvili" siècle, nous avons, outre le Saint Patrice, de Tiepolo, des peintures d'architectures et de ruines genre qui florissait en Italie au milieu de la décadence de l'art par Pietro Mirandolese 1673-1741 et de grands paysages de Zaïs, fantaisies sans aucun souci du naturel, où les fabric|ues, les rochers, les cascades s'accumulent : ils sont intéressants

I. Le Français Antoine Pesne avait fait un assez long séjour à Venise ^1707-1710) et y avait eu beaucoup de succès comme portraitiste.

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