‹ Padoue [et] VéroneChapitre 33 sur 60 · Ovide Amorcs · texte numérisé non relu

Ovide Amorcs

2. Martial. Ep. XIV. 195. On voit par ce passage que Vérone était alors bien plus importante cjueMantoue. Martial cite Catulle une trentaine de fois dans ses épigrammes (X, 103; VIII, 73, etc.).

3. Comparer Pareja, l'esclave de Velasquez, Sebastien Gomez, le mulâtre de Murillo. — ■ Voy. une longue discussion sur les conséquences que Ton peut tirer de Tinscription de Tare des Gavi pour déterminer la patrie de Vitruve, dans la préface de l'édition de (iottlob Schneide;-, pp. .) et suiv. Leipzig, in-8", 1817.

partie et la Parla Borsari, beaucoup mieux conservée entre le Corso Borsari et le Corso Cavour, sont attribuées généralement à l'époque de Gallicn. (lallien s'occupa beaucoup de A'érone ; il l'entoura de nouvelles fortifications, y introduisit une nouvelle colonie militaire et, à cette occasion, lui donna son nom : Colonia Aiigiistii Vcrona nova Gallicniana. Cependant certaines parties derornementation (surtoutàl'Arco deï Leoni^ témoignent d'un goût et d'jne délicatesse d'exécution qui pourraient faire croire que ces portes sont antérieures et qu'elles ont été seulement modifiées et restaurées au temps de Gallien.

L'incertitudeest encore plus grande au sujetdeladatedesArènesqueles uns attribuent à l'époqued'Auguste.el qued'autrrs fontdescendrejusqu'au temps de Dioclétien et de Maximien. Maiîei, si bien informé de tout ce qui touche aux antiquités de Vérone, pense qu'elles furent construites vers le temps de Domitien. Il n'est pas probable, à son avis, que \'érone ait eu un amphithéâtre de pierre avant que Rome eût eu le sien (le Colisée) et d'autre part Pline le Jeune parle dans ses lettres de jeux magnifiques donnés dans l'amphithéâtre de Vérone'. La construction de ces Arènes se placerait donc dans l'intervalle. Ces arguments ont leur valeur, quoiqu'ils ne soient pas décisifs. L'amphithéâtre", a-t-on dit, fut emploj'é sans avoir jamais été complètement achevé. Les parties brutes du revêtement extérieur en bossage ne devaient être laissés dans cet état que provisoirement; la raison qu'on en donne, c'est que ces bossages sont trop irréguliers et même ne visent pas à un effet architectural. Il ne reste qu'une petite partie de ce mur extérieur qui présente trois rangs d'arcades superposées (72 par étage). La partie intérieure n'a que deux étages.

L'amphithéâtre de Vérone, dépassé par le Colisée, cela \a sans dire et même par l'amphithéâtre de Capoue, est plus grand que ceux d'Arles et de Nîmes; mais il n'a pas leur beauté. Lorsque, en 1805, Napoléon \ empereur des Français et roi d'Italie, revint dans cette ville de Vérone que moins de neuf ans auparavant avait victorieusement occupée le général Bonaparte, il visita les Arènes et en ordonna la restauration. Une inscription placée sur le monument rappelle le fait.

I. Pline le Jeune, dernière lettre du liv. VI. \'. Maffei, Vcrona illustrala.

■1. Dimensions de Tamphithéàtre de Vérone : grand axe I54'°,66; petit axe 122'", 33; épaisseur de la construction 40 mètres ; dimensions de l'arène proprement dite 75 mètres sur 45 mètres ; élévation totale 33 mètres. Ses quarante-six gradins en marbre rouge ayant 32 issues pouvaient contenir 25000 spectateurs. Les dimensions des axes sont à Rome 187"', 77 sur I55"',64 ; à Capoue 160'". 80 sur 130; à Arles 136'". 15 sur 107'", 62; à Ximes i33"\38 sur i04™,40.

3. Napoléon passa a \'èrone, à I occasion du vnvage qu'il fit ;iu delà des Alpes pour

I/AXTIOUITIC

I )eux arches romaines sont conservées dans le pont S. Pietro reconstruit par l-"ra tiiocondo. Elles se distinguent nettement par la couleur et la disposition des matériaux. Il ne reste des thermes qu'une j)ierre tjui fait partie de la fontaine de la Piazza deH'Krbe et une grande cuve aujourd'liui à San Zeno où elle a servi de fonts baptismaux

Porte Borsaii.

3lais Vérone peut montrer depuis quelques années d'autres ruines antiques qui ont un intérêt aussi grand que ses arènes : ce sont les restes de son théâtre,

Ce théâtre, dont Palladio et Serlio ]:)ouvaient voir encore des parties

se faire couronner roi d'Italie. Joséphine l'accompagna. Les souverains parurent de Paris le 31 mars, k- même jour ciue le Pape. Ils rentraient à Fontainebleau le 11 juillet.

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imporlantes, avait été do plus en plus caché par des constructions nouvelles faites principalement avec ses matériaux, et ne présentait plus que des décombres informes, lorsque Antonio Monp^a entreprit de le retrouver. Il mit au service de cette idée, qu'il avait conçue dès sa jeunesse, tout ce qu'il avait d'érudition, de talent, de dévouement et d'énergie. Il consacra à cette oeuvre une bonne part de sa fortune. Il ne put commencer les fouilles régulières qu'eu i834 et les poursuivit jusqu'à sa mort(i86i\ On les continue encore aujourd'hui. Ces travaux sont assez avancés pour qu'on puisse pleinement juger de l'importance du monument. On y voit de véritables « loges » séparées par des cloisons de pierre, largement évasées ; on y distingue aussi un « euripe » ou canal entourant l'orchestre. Cette séparation protectrice de l'euripe s'expli(|ue pour un cirque ou un amphithéâtre; sa présence ici ferait croire que ce théeitre servit aussi à des combats de bêtes fauves ou de gladiateurs, et un bas-relief placé dans le petit musée, annexé aux ruines, où l'on a recueilli les objets trouvés dans les fouilles, nous montre en effet un gladiateur thracc combattant une panthère. On a prétendu aussi que cet euripe, alimenté par les eaux de l'Adige, permettait de transformer aussi le théâtre en naumachie ; mais cela souffre des objections sérieuses'.

Quoi qu'il en soit, ce théâtre est un beau témoignage de la puissance romaine, joignant, au goût de la grandeur, qui ne recule devant aucune dépense pour atteindre l'effet voulu, l'esprit pratique qui évite toutes les dépenses inutiles. Ici, comme à Saintes, comme à Orange, la nature a fait les frais d'une grande partie de la construction et c'est dans la colline qui porte aujourd'hui le Castello San Pietro que la cavea a été taillée '. Le théâtre comme les arènes nous confirment d'une façon éclatante ce que nous savons de la prospérité de ^'érone à l'époque romaine. Son hémicycle a un diamètre supérieur à celui du théâtre d'Orange : 1 1 2 mètres au lieu de 103.

La disposition et le stj'le de plusieurs des sculptures qu'on y a découvertes font croire qu'il date du siècle d'Auguste. Dans les objets conservés au musée annexe nous signalerons : parmi les marbres, outre le bas-relief du gladiateur, une télé déjeune faune dans la force de l'âge et

1. V. Sérafino Ricci, // Teatro romano di Vcroiui, in-S", Venise, 1895; Gherardo Ghirardini. Notifia sugli scavi del teatro romano di Verona, estratto délie .\uli\ie degli scavi, anno 1905, fascicule 9, Roma 1905. Tipografia délia Reale Accadeniia dei Lincei. — Quelque temps avant la mort de Monga, l'architecte français Edmond Guillaume, alors pensionnaire de la Villa Médicis, avait étudié avec soin le théâtre de Vérone. Son mémoire et ses dessins se trouvent à la Bibliothèque de l'Ecole des Beaux-Arts à Paris.

2. On sait qu'on appelle Cavea l'ensemble des gradins occupés par les spectateurs.

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