‹ Padoue [et] VéroneChapitre 32 sur 60 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

L'ANTiaUITÉ

Les Portes. — Les Arènes. — Le Théâtre. — Le Musée IMaffi'i. — Lf's St.Ttues du Musr-ii C'ivico.

Que Vérone ait été fondée par les Euganéens, les Rhètes ou les Vénètes, elle fit partie de l'empire des Etrusques et reçut leur civilisation. Elle fut. dès une haute antiquité, une des villes les plus importantes de l'Italie du Nord.

Conquise par les Gaulois qui chassèrent les Etrusques du bassin du Pô, elle était à la fin du m" siècle avant Jésus-Christ soumise aux Romains. Bientôt élevée à la dignité de colonie et rattachée à la tribu Publicia. elle s'était rapidement romanisée. Car dès lepremier siècleavant notre ère, elle pouvait se glorifier d'avoir donné naissance à un des poètes les plus

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délicats de la liiléralure latine, un de ceux qui avaient le plus de vogue et d'autorité pour le style à Rome même, Catulle, et elle en était non moins fièrc ([ue Mantmie de son \'irgile :

M;intu.i \'irjiilio Gaudet : Verona CatuUo,

Dit Ovide ', et Martial" un siècle plus tard, disait de même :

Tantum magna sud débet Verona Catullo Quantum parva suo Mantua Virgilio.

C'est à un de ses compatriotes qui a laissé aussi un nom dans la littérature latine, c'est à Cornélius Xepos, l'historien, que Catulle dédie son recueil, ^milus Macer, le poète ami de Virgile, était Véronais et peut être aussi Pline le naturaliste. Mais ce qui doit plus particulièrement nous intéresser, ici, c'est que Vérone est probablement la patrie de Vitruve.

Sur la porte monumentale appelée yi/'t des Gavi, du nom delà famille qui l'avait élevée, on lisait, outre les noms des fondateurs, l'inscription suivante :

].. VITKI/VIUS L. I.. CERDO AKCHITECTU-S

L'abréviation L. Z, peut se lire Liicii Liber tus (affranchi de Lucius Vitruvius), les affranchis prenant le nom de leur ancien maître [doininus) devenu leur patron ipatronus). Il s'agirait donc d'un élève du célèbre architecte que celui-ci aurait affranchi '. C'est linterprétation la jilu^- naturelle et elle est adoptée par JMommsen dans le Corf^iis Iiiscriptifliiiini lalinorum.

L'arc des Gavi situé près du Castello \'ecchio fut détruit en 1805 pendant la domination française. Cela peut surpendre ; car les administrateurs de Napoléon se montraient partout fort soucieux des antiquités romaines. Autant qu'on en peut juger par les gravures, cet arc appartenait bien à l'époque d'Auguste. Parmi les portes antiques de Vérone, elle était la plus remarquable et sa disposition fut souvent imitée, notamment à Vérone même, à l'autel des Alighieri à .San Fermo. nef transversale de droite) et au quatrième autel de droite de Santa Anastasia.

La Parti! ou Arco de'i Leoni 'Via Leoni) dont il ne reste qu'une petite

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