‹ Padoue & VéroneChapitre 40 sur 73 · Ovido Amorcs · texte numérisé non relu

Ovido Amorcs

2. Martial. Kp. XI V^, ig5. On voit par ce passage que Vérone était alors bien plus importante que Mantoue. Martial cite Catulle une trentaine de fois dans ses épigrammcs (X, 103; VIII, 73, etc.).

3. Comparer Pareja,resclave de Velasquez, Sebastien Gomez, le mulâtre de Murillo. — Voy. une longue discussion sur les conséquences que l'on peut tirer de l'inscription de l'arc des Gavi pour déterminer la patrie de Vitruve, dans la préface de l'édition de (iottlob Schneider, pp. 4 et suiv. Leipzig, in-8*\ 18^7.

partie et la Porta Borsari^ beaucoup mieux conservée entre le Corso Borsari et le Corso Cavour, sont attribuées généralement à l'époque de Gallien. Gallien s'occupa beaucoup de Vérone ; il Tentoura de nouvelles fortifications, y introduisit une nouvelle colonie militaire et, à cette occasion, lui donna son nom : Colonia Aiigtista Vcrona nova Gallieniana. Cependant certaines parties deTornementation (surtout à TArco deï Leoni) témoignent d'un goût et d'une délicatesse d'exécution qui pourraient faire croire que ces portes sont antérieures et qu'elles ont été seulement modifiées et restaurées au temps de Gallien.

L'incerti tude est encore plus grande au sujet de la date des Arènes que les uns attribuent à Tépoqued'Auguste, et que d'autres fontdescendre jusqu'au temps de Dioclétien et de Maximien. Maffei, si bien informé de tout ce qui touche aux antiquités de Vérone, pense qu'elles furent construites vers le temps de Domitien. Il n'est pas probable, à son avis, que Vérone ait eu un amphithéâtre de pierre avant que Rome eût eu le sien (le Colisée) et d'autre part Pline le Jeune parle dans ses lettres de jeux magnifiques donnés dans l'amphithéâtre de Vérone V La construction de ces Arènes se placerait donc dans l'intervalle. Ces arguments ont leur valeur, quoiqu'ils ne soient pas décisifs. L'amphithéâtre", a-t-on dit, fut employé sans avoir jamais été complètement achevé. Les parties brutes du revêtement extérieur en bossage ne devaient être laissés dans cet état que provisoirement; la raison qu'on en donne, c'est que ces bossages sont trop irréguliers et même ne visent pas à un effet architectural. Il ne reste qu'une petite partie de ce mur extérieur qui présente trois rangs d'arcades superposées (72 par étage). La partie intérieure n'a que deux étages.

L'amphithéâtre de Vérone, dépassé par le Colisée, cela va sans dire et même par l'amphithéâtre de Capoue, est plus grand que ceux d'Arles et de Nîmes; mais il n'a pas leur beauté. Lorsque, en 1805, Napoléon^, empereur des Français et roi d'Italie, revint dans cette ville de Vérone que moins de neuf ans auparavant avait victorieusement occupée le général Bonaparte, il visita les Arènes et en ordonna la restauration. Une inscription placée sur le monument rappelle le fait.

I. Pline le Jeune, dernière lettre du liv. VI. V. Maffei, Verona iîîustrata.

'À. Dimensions de Tamphithéàtre de Vérone : grand axe 154"*, 66; petit axe 122"', 33 ; épaisseur de la construction 40 mètres; dimensions de l'arène proprement dite 75 mètres sur 45 mètres ; élévation totale 32 mètres. Ses quarante-six gradins en marbre rouge ayant 32 issues pouvaient contenir 25000 spectateurs. Les dimensions des axes sont à Rome 187"', 77 sur 155"', 64; à Capoue 169'", 89 sur 139; à Arles 136'", 15 sur 107'", 62 ; à Nîmes i33'"»38 sur io4'",40.

3. Napoléon passa à Vérone, à l'occasion du voyage qu'il fit au delà des Alpes pour

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