‹ Padoue & VéroneChapitre 60 sur 73 · I. 1! es O'hiiilcs pLT · texte numérisé non relu

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bronze de Riccio à Padoue, et il a façonné, sculpté, ajouré les stalles du chœur dont il a également composé les mosaïques. Il a aussi exécuté le Lutrin de l'église, ainsi que les marqueteries de la sacristie', et les sièges adossés devant le grand autel. Ces stalles, ainsi que les boiseries de la sacristie, sont intéressantes à un autre titre. Elles sontornéesde peintures de Cavazzola (1486-1522) et de ])om. lirusasorci (1494-1567). Or ces peintures sont toutes de vrais paysages à la façon moderne, aux dimensions restreiiues et aux vastes hnri/nns. ]^a figure humaine, haute de quelques centimètres. \* est rare, a-^sc/: iiisignifiaiite et pour ainsi dire absente. Les premiers j)a vsages pro])reniciit dits sont donc plus anciens qu'on ne le croit généraleniciit : et c'est encore l'Italie qui peut en revendiquer l'initiative. C'est plutôt, il est vrai, l'aspect extérieur du paysage, que ce n'en est l'âme. (.)n n'y découvre pas ce sentiment intime de la nature aimée pour elle-même qu'on verra bientôt poindre dans les paj'sages que le flamand Paul lirill exécutera précisément en Italie. Pour la peinture italienne, le paysaj^e, même magnifiquement traité et bien compris, n'est que le cadre de la vie humaine. Les peintres de Vérone, si passionnés <[u'ils soient [lour la couleur et la lumière, en donnent une preuve de plus.

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