‹ Paganisme des hébreuxChapitre 43 sur 137 · Geotius, in Adnot., ad cap, 22. Evang. secundum Mathœum · texte numérisé non relu

Geotius, in Adnot., ad cap, 22. Evang. secundum Mathœum

inO LE DIEU NATIONAL DES HÉBREUX

6» Clément (F Alexandrie, m® siècle, écrit les lignes suivantes : t Stromates, V. A l'entrée dii Saint des Saints, dans le Temple de Jérusalem, quatre colonnes annoncent le tétragramme sacré de V Ancien Testament, Ce tétragramme se lit lahouh, Celui qui est et Celui qui sera : X^ysTat 8è 'laou, ô c5v xa\ ô la^evoç*. »

7® Hésychius, m® siècle, écrivain grec d'Alexandrie, est l'auteur d'un précieux lexique de philologie. Voici les étymologies qu'il donne du nom de deux rois hébreux, Ozias et Joatham :

A. 'OÇetaç signifie Icr/hç 'law : ma force, c'est lahoh. On sait que Ozias est la forme grecque de Oziah, qui, lui-même, est une abréviation de Ouzzi-iahou.

B. 'IwaOdcfx signifie law (juvTsXeta : lahoh est mon associé * .

8° Saint Jérôme, iv® siècle, dans le commentaire sur le Psaume VIII, écrit ces lignes : c Le nom du Seigneur chez les Hébreux se compose de quatre lettres inWH; c'est le nom propre de Dieu; il peut être lu lahoh; les Hébreux en ont fait un nom ineffable. Nomen Domini apud Hebrœos quatuor litterarum est lod, He, Vav, He, quod proprie Dei vocabulum sonat et legi potest laho, et Hebrœi a^fyiTov, id est ineffabile, opinantur^, »

1. Clément d'Alexandrie, 8/ro772a/&5 V. Édition Potter, tome II. p. 666.

2. L'étymologie de Ozias, Ouzzi-iahou ^ est exacte ; quant à celle de Joatham, Gésénius, p. 582, donne la suivante : lahou est intègre.

3. Toutes les éditions anciennes de saint Jérôme portent laho; c'est à tort, dit Gésénius, p. 577, que les éditions modenips ont 111 if^ Jéhovn,

AVANT LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE i51

9® Théodoret, v« siècle, comme on Ta vu précédemment, nous^ apprend qu'à Jérusalem, sous le gouvernement théocratique et durant la dernière période de la nationalité juive, le nom de la divinité était 'law, forme grecque de lahoh ou lahouh.

10° Alexandre de Tralles, vi» siècle, qui vivait sous Justinien, traduit par lahoth le nom du dieu juif : t lahoth Sabaoth, le dieu qui a affermi la terre : 'OpxtÇw <je TO Ôvo[xa to [XEya 'lawô Saêafiiô, ô ôeoç ô cmipiÇaç

il** Au xii« siècle, la tradition de la vraie prononciation du tétragramme hébreu était encore vivante, ainsi que l'attestent deux passages grecs, l'un du moine historien Zonaras, secrétaire d'État sous les Goninènes, l'autre du poète grammairien Tzetzès, né à Gonstantinople.

A. Zonaras: « lahoh est le dieu sauveur chez les Hébreux : 'law, ^ crwtTjpta Ttap "E6pa(oiç*. >

B. Tzetzès : t En hébreu, lahoh désigne le dieu invisible : 'Eêpatxwç to 'laà àopaTov OTijxatVÊi '. »

II® — Documents attestant que Iahou est une divinité

GENERALE DES SEMITES

Sauf les documents gnostiques, dont la portée dépasse le Judéo-Christianisme, les documents précédents se rapportent directement au dieu des Juifs. Il

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