V» — CONCLUSION
En résumé, lorsque le Dieu universel // ou El passe de la pensée à l'acte pour organiser l'univers chaotique, il prend trois aspects (Triade) dont l'un « la Sagesse ou lumière intelligible, rocpwç votjtov i est le dieu Hou, UWR, en consonnes hébraïques.
Le dieu Hou, à son tour, se déploie dans le monde physique en deux énergies distinctes et définies :
1» L'énergie masculine IHWH, lahouh ou lahoh, le père divin ;
2° L'énergie féminine TIIWIIT, Thavath, la mère divine.
lahou, énergie masculine de la troisième personne de la Trinité, est donc, au demeurant, un aspect particulier du Dieu universel El, II, Ilou ; de là l'identité qu'attestent les noms de lahou-Bid, Ilou-Bid, et lahlou contraction pour lahou-Ilou,
A. IHWH, tétragramme sacré, se prononçait lahou ou laho (l'h final est une consonne quiescente), ce qui est conforme aux documents transmis par les Grecs et les Pères de l'Église, lesquels donnent à la divinité sémitique la forme grecque laco. Il entre dans la composition des noms propres sous la forme abrégée lah lorsqu'il est suffixe, et sous celle de leho lors-
mique : 1 Chroniques, \, 5, cite un Baal qui fut chef de la tribu de Ruben ; il fut emmené captif par Tëglathphaiasar, roi d'Assyrie. VllI, 30, et IX, 36, cite un Baal, fils d'un chef de la tribu de Bonjaroin ; ce Baal était l'oncle du père de Satll.
qu'il est préfixe. Un roi d'Ephraïm a même porté le nom divia purement et simplement : lehouh, Jéhu.
B. Le tétragramme IHWH n'a pas été ineffable durant les siècles qui s'étendent jusqu'à la captivité de Babylone;il l'est devenu sous le gouvernement théocratique qui a régi la nation juive, à partir du retour de l'exil; c'est aux approches du iiio siècle avant Jésus-Christ que l'ineffabilité du nom divin a dû être définitivement consacrée. De là son remplacement dans le langage parlé ou dans la traduction en langues étrangères par Adonai le Seigneur, ô Kupioç en grec, et Bominus en latin. C'est du mot Adonaï que semblent avoir été tirées les voyelles attribuées à IHWH dans la forme lehovah, après l'invention des points-voyelles.
La prononciation lehovah, Jéhovah, n'est entrée dans le Catholicisme qu'au xvi« siècle ; mais l'usage l'a tellement enracinée que, quoique convaincue d'usurpation, elle n'est pas près de céder la place à la forme authentique et vraie lahouh.