J. Menant, Annales des rois d* Assyrie
2. On trouve une combinaison analogue entre le nom de Baal et celui de lahou. 1 Chroniques, XII, 5, cite un membre de la tribu de Benjamin qui s'appelait Baaliab, Baal est lahou.
3. Baissac, Origines de la Religion, 1, 49. « Les consonnes du nom du roi lehouh sont les mêmes que celles du dieu lehouh, sauf la dernière qui est une aspirée plus douce. »
Uoe inscription assyrienne, celle de l'obélisque de Nimroud, qui raconte les exploits de Salmanasar III, cite un lahoua qui sûrement est le Jéhu de la Bible ; elle le qualiiie à tort de fils d'Omri : « J'ai pris les tributs de lahoua, fils d'Houmri. » (Oppebt, Histoire des empires de Chaldée et d* Assyrie ^ p. 108.) II est clair que le mot assyrien lahoua est le lahou des Sémites palestiniens. Peut-être le nom du roi éphraïmite se prononçaitil lahou au lieu de la variante lehou.
On sait qu'en France le mot Dieu comme nom patronymique est assez répandu. Dans VAlmanach Bottin, on trouve une douzaine de Français, de conditions très diverses, qui s'appellent Dieu. L'un est bandagiste, l'autre est épicier; celui-ci est fondeur de suif, celui-là est grainetier; un autre est boucher, etc. La modestie de ces professions n'empêche pas nos honorables concitoyens de porter le nom le plus auguste, celui du Postulatum de la philosophie, le nom de la Cause suprême elle-même. Rien d'étonnant que le même phénomène se soit produit en Palestine.
Le nom de Baal était également devenu un nom patrony-