QUATRIÈME VOLUME
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RiUehl qui rend : itfuf ftii wtnrit rir«v n tutt fifs^iurm, par : ils élisent des prêtres pour oflHr le pain et les aliments, a raison contre
NOTES ADDITION.NELLES. 279
Zeller qui (Jabrbûch. 18S6, p. 414) traduit ce texte de la manière suivante: ils élisent .. . pour la préparation du pain et des aliments. — 11 eût été pour le moins très-singulier et très-peu en harmonie avec lo caractère des Esséniens, de choisir des prêtres, pour en faire des boulangers et des cuisiniers. De plus, Josèphe qui décrit leurs repas, distingue formellement le rlré^ctoç, qui distribue le pain, le /««yiif«f , qui apporte les plats et les mets, et VtUtofy qui fait la prière. 11 ne fallait pas de prêtre, pour observer, dans la préparation des aliments, la pureté voulue ; il suffisait, pour cela, d*un Essénien d*un rang un peu élevé.
N^ 2. —Page 2S4.
Le passage suivant de Philon (de Sohin 1, p. 557) : «v « i?noç tm
i|f, tirùtnTî9 ùv itifAfvtyoç fncfn ti\>M jmm xrtTrnç àurcs «y, — semble, déprime abora, désigner nettement Dieu comme le Créateur de la matière, et Kefentein (Pbilos Lebre von den Aftttelwesen, 1846, p. 5.) dit : infif»fY9t ne peut signifier ici que TOrdonnateur et Krto^rr^ le créateur de la matière. Gela, dit-il, ressort d'ailleurs du contexte, où Dieu est comparé à la lumière, et placé bien au-dessus d'elle ; il ne met pas seulement, comme le soleil, les êtres devant les yeux des hommes; il les a tirés des ténèbres du néant, en les appelant à l'existence et les a placés sous les yeux qui les contemplent maintenant, i S'il en était ainsi, il faudrait dire que les convictions Judaïques ont, dans ce cas, prévalu chez Philon, sur les théories empruntées à la philosophie grecque ; ii admet si souvent et en termes si clairs, la préexistence de la matière^ qu'il ne saurait pas y avoir une ombre de doute sur sa manière de penser ordinaire. — Mais ce passage, si on l'examine bien, n'est nullement en contradiction avec d'autres textes bien nombreux. Il y a, suivant Philon, une double action en Dieu; par l'une, il fait les choses ce qu'elles sont, ce qu'elles n'étaient pas auparavant, (mais toujours d'une matière préexistante) ; par l'autre, il rend, comme le soleil, les êtres visibles; car ce qui n'est pas matière, ne tombe pas, comme tel, sous les sens. Par cette action-ci. Dieu est Démiurge; il est n.Tirrnç dans la première ; mais ce terme-ci nimplique nullement la création f^ nihilo. Quant aux autres passages, cités par Groumawn. dans ses QuœiU Philoneœ l, p. 19, ils se concilient aisément avec la préexistence de la matière, comme Ta prouvé i. G. Hfûller dans son édition du livre de Philon sur la création 1811, p. 129,30.