VI AVANT-PROPOS
rent la route et facilitèrent ou hâtèrent son développement? Quels obstacles, quels préjugés, quels sophistes eut-il à vaincre? quels adversaires à conïbattre? quelles plaies à guérir? comment le Paganisme réagit-il sur le Christianisme? — Ce sont là des questions de Timportançe desquelles il serait superflu de discuter ici, et qui ne peuvent se résoudre d'une manière satisfaisante, que par un examen plus ample et plus approfondi des circonstances historiques auxquelles elles ont trait* — Ce sont les circonstances qui déterminent les limites tant chronologiques que géographiques du présent ouvrage. A ce dernier point de vue, le Paganisme de TAsie orientale, le brahmanisme et le Jbouddhisme eussent dû rester hors de cause, puisque tous deux sont encore, après plusieurs siècles d'existence, si complètement étrangers à l'Eglise chrétienne qu'il n'y a p^s lieu de rechercher s'ils ont pu laisser- des traces de leur action sur l'épo* que chrétienne, — Quant au temps, il m'a paru non-seulement conforme au sujet, mais nécessaire même pour arriver à une solution satisfaisante de la question, de ne pas m'arrèter à la période d'Au-r guste et du fondateur de la religion chrétienne, mais d'étendre jusqu'à l'époque d'Antonin (env. 450-160 ap. J.-C.) le tableau du paganisme Gréco- Romain, dont nulle pression extérieure n'avait entravé jusqu'alors le développement. Ce n'est qu'au