‹ Paganisme et JudaïsmeChapitre 28 sur 35 · JUV.G.6I · texte numérisé non relu

JUV.G.6I

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mencc de Caracalla fut regardee comme l'effet d'une conjuration magique (i) : les philtres preparös avec l'hippomanes, ou llqueurs des juments recueillics avec certaines pratiques occultes, etaient fort en vogue ä Rome: les images de cire qu'on faisait fondre dans le feu se rapportent au meme objet : on cite encore une infinite d'autres philtres, et une teile multitude d'amulettes et de talismans revetus de caracteres magiques, qu'il serait impossible de les cnumerer : les mots ou noms Ephesiens et Milesiens jouissaient d'une renommee speciale en ce genre : les premiers etaient graves sur le piedestal, la ceinture et la couronne d'Artemis d'Ephese: ils signifiaient: Tenebres, Lumiere, Terre, Annee, Soleil, Vraie äme: on les portait graves sur une pierre ouun anneau en guise d'amulettes (2).

154. — La necromancie qui existait des la plus haute antiquite en Grece et en Asie, avait une etroite atiinite avec la raagie: les Grecs eurent de bonne heure de ces sortes d'oracles: tel celui de Thesprotie interroge par Periandre. Au moyen de certains rites secrets, on contraignait Tämc d'un mort ä apparaitre et ä röpondre (ö): il existait un oracle du meme genre en Italic, pres de Misene, sur le lac Averne. Les procedös de cet art ne servaient pas seulement ä decouvrir l'avenir ou les secrets, mais aussi ä apaiser les mänes de ceux qui avaient peri de mort violente: Maxime disait en parlant de l'oracle Italien: apres avoir immolö la victime on prend le breuvage du sacrifice et l'on appelle le mort, qui ne tarde pas ä apparaitre sous une forme vague et hideuse, qu'on interroge et qui s'^vanouit apres avoir donne sa reponse (4). Independamment des

(1) Dio. Cass. 77. IS.

(2) Cleni. Alex. Strom, p. 3(j8. Hesich. s. v. (ö) Herod ö. 92.

(4; üiss. 14. 2.

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