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POSTES ET TÉLÉGRAPHES

L'administration allemande se propose de rétablir les services interrompus des postes et télégraphes, ainsi que, plus ^ard, le service des téléphones.

1. Postes. — A partir du 1" octobre les lettres, cartes, postales, imprimés, échantillons sans valeur et papiers d'affaires seront admis à l'expédition d'abord à l'intérieur de la ville de Bruxelles ainsi que de Bruxelles à destination de l'Allemagne et vice-versa. Ensuite, le service postal sera rétabli successivement dans d'autres villes belges.

Les correspondances peuvent être recommandées ; toutefois l'administration n'assume pas, provisoirement, de responsabilité en cas de perte. Les lettres pour l'Allemagne doivent être remises à la poste non fermées. L'envoyeur est tenu d'indiquer au verso de tout envoi, son nom et son adresse. Jusqu'à nouvel ordre, les envois doivent être déposés exclusivement à la poste centrale (place de la Monnaie) ou dans les boîtes aux lettres fixées aux autres bureaux de poste de Bruxelles. Toutes les autres boîtes établies dans la ville né seront plus levées, les facteurs belges refusant de faire les levées sous la direction allemande. Les envois recommandés ne seront reçus qu'à la poste centrale.

L'administration allemande ne possédant pas de timbres belges, les timbres allemands seront munis d'une surcharge indiquant la valeur belge. Uniquement ces timbres-là, vendus aux guichets de la posle centrale, sont valables pour l'afifranchissement des envois à expédier. Les tarifs sont les mêmes que jusqu'à présent, sauf le tarif des imprimés. Le tarif des imprimés est affiché à la posle centrale.

Les facteurs belges refusant également de continuer la livraison à domicile, tous les envois devront, à partir du l*"" octobre être retirés à la poste centrale, contre production d'une pièce prouvant le droit à la réception.

2. Télégraphes. — A partir de la même date, des télégrammes en langage clair ne contenant pas plus de quinze mots seront admis de Bruxelles pour l'Allemagne et vice-versa. L'envoyeur doit indiquer son nom et son adresse. Le tarif est le même qu'antérieurement. Les télégrammes doivent être déposés aux guichets de la poste centrale.

Bruxelles, le 29 septembre 1914.

Vadminis tration impériale

des Postes et Télégraphes allemands

en Belgique.

AVIS

t)es attaques réitérées contre des troupes Allemandes et des attentats contre des voies de chemin de fer et des lignes télégraphiques et téléphoniques par des vélocipèdes civils me forcent d'annuler tous les permis de circulation qui ont été délivrés, en vertu de mon arrêté du 17 septembre 1914, à des civils ; ils cessent immédiatement d'être valables.

Des civils qui, en dépit de ceci, circulent encore en vélocipède, s'exposent à ce que des troupes allemandes tirent sur eux.

Si un cycliste capturé est suspect d'un projet d'attentat contre des lignes de chemins de fer, de télégraphe ou de téléphone, ou de l'intention d'attaquer des troupes allemandes, il sera fusillé en vertu de la loi martiale.

Bruxelles, le 30 septembre 1914.

Le gouverneur général en Belgique, Baron von der GOLTZ, Général-feldmaréchal.

AN DIE DEUTSGHEN IN BRUESSEL

Die hier 3 bis 4 mal woechentlich fur die deutschen Soldaten gedruckte :

« Deutsche Soldatenpost »

wird von nun ab auch auf den Strassen zu 5 Centimes die ^ummer verkauft werden. Die Zeitung bringt ausser den Mitteilungen vom Kriegschauplatz aile auf amtlichem Wege an die Deustch Zivilverwaltung in Briissel gelangenden Nachrichten von in Dentschland beflndlichen aus Belgien geflûchteten Deutschen und ihre hiesigen Angehoerigen oder Geschaeftsfreunde.

Dièse wird an folgenden Stellen der Stadt verkauft werden :

Avenue des Arts, Ecke rue de la Loi ;

Vor dem Nordbahnhof ',

Vor dem Sûdbahnhof ;

Vor dem Rathaus ;

Auf dem Boulevard de Waterloo, vor der Gendarmerie-Ka* serne ; •

Rue de la Régence, v or de m Alten Muséum.

Der Verwaltungschef bei dem General-Goiwerneur in Belgien (1),

von SANDT.

AVIS

Dans la soirée du 25 septembre, la ligne du chemin de fer et le télégraphe ont été détruits sur la ligne Lovenjoul-Vertryck. A la suite de cela, les deux localités citées ont eu, le 30 septembre, au matin, à en rendre compte et ont dû livrer des otages.

A l'avenir, les localités les plus rapprochées de l'endroit où de pareils faits se sont passés — peu importe qu'elles en soient complices ou non — seront punies sans miséricorde. A cette fin, des otages ont été emmenés de toutes les localités voisines des voies ferrées menacées par de pareilles attaques, et à la première tentative de détruire des voies de chemins de fer, des lignes du télégraphe ou du téléphone, ils seront immédiatement fusillés.

En outré, toutes les troupes chargées de la protection des

Traduction :

(1) Aux Allemands de Bruxelles.

Le journal Deutsche Soldatenpost, qui est imprimé ici trois ou quatre fois par semaine à l'usago dos soldats allemands, sera dorénavant vendu également sur la voie publique au prix de cinq centimes le numéro. En dehors des nouvelles du théâtre de la guerre le journal publie tous les renseignements, dont l'Administration civile allemande de Bruxelles a eu connaissance, au sujet des Allemands qui ont quitté la Belgique pour se réfugier en Allemagne, ainsi que les familles et les correspondants de ceux-ci,

La vente aura lieu aux adresses suivantes :

Avenue des Arts, au coin de la rue de la Loi ;

Devant la gare du Nord ;

Devant la gare du Sud ;

Devant l'Hôtel de Ville ;

Sur le boulevard de Waterloo, devant la caserne de la gendarmerie ;

Rue de la Régence, devant le vieux Musée.

Le chef de TAdministration près le gouverneur général de Belgique.

Von SANDT.

voies ferrées ont reçu l'ordre de fusiller toute personne s'approchant de façon suspecte des voies de chemin de fer ou des lignes télégraphiques ou téléphoniques.

Bruxelles, le 1" octobre 1914.

Le gouverneur général en Belgique,

Baron von der GOLTZ,

Général-feldmaréchal.

ARRETE

La monnaie allemande (espèces et papier-monnaie) doit être acceptée en paiement dans le territoire belge occupé, et ce jusqu'à nouvel ordre, sur la base de / mark valant au moins / fr. 25 (1).

Bruxelles, le 3 octobre 1914.

Le Gouverneur général en Belgique, Baron von der GOLTZ, Feldmaréchal.

AVIS

Dans la partie du pays occupée par les troupes allemandes, le gouvernement belge a fait parvenir aux miliciens de plusieurs classes des ordres de rejoindre. Ces ordres ne sont pas valables. Il n'y a que les ordres du gouverneur général allemand et des autorités lui sous-ordonnées qui sont valables dans la dite partie du pays.

Il est strictement défendu à tous ceux qui reçoivent ces ordres d'y donner suite.

A l'avenir, les miliciens ne devront plus quitter leur lieu actuel de résidence (ville, commune) sans y être spécialement autorisés par l'admiriistralion allemande.

En cas de contravention, la famille du milicien sera également tenue responsable.

Les miliciens se trouvant en possession d'un ordre de re-

ir.

Le marck an ce moment valait dans les pays neutres 13. •

joindre ou d'une médaille de la matricule, seront traités comme prisonniers de guerre.

Bruxelles, le 7 octobre 1914.

Le Gouverneur général en Belgique, Baron von der GOLTZ, Feldmaréchal.

AVIS

Bruxelles, 10 octobre.

Les troupes allemandes sont entrées à (Anvers hier aprèsmidi.

Le Gouvernement militaire allemand.

l'aNGLETERRE et la BELGIQUE

(Documents trouvés à l'Elat-major belge).

L'affirmation du Gouvernement anglais que la violation de la neutralité belge ait provoqué l'intervention de l'Angleterre dans la présente guerre s'est déjà, par les propres déclarations de Sir Edward Grey, révélée comme étant intenable. L'indignation morale avec laquelle l'invasion allemande en Belgique a été mise à profit du côté anglais pour monter l'opinion des neutres contre l'Allemagne, est éclairée de nouvelle et singulière façon par certains documents que le haut commandement! allemand a découverts dans les archives de l'état-major belge: à Bruxelles.

Il ressort du contenu d'un dossier, portant le titre : Inter-^ ventiojî anglaise en Belgique, que déjà, en 1906, l'envoi en Belgique d'un corps expéditionnaire anglais avait été prévu pour le cas d'une guerre franco-allemande. D'après un document découvert, adressé au Ministre de la guerre belge en date du 10 avril 1906, le chef de l'état-major belge a, avec l'attaché militaire anglais à Bruxelles, le lieutenant-colonel Barnardiston, élaboré à cette époque, sur l'initiative de ce dernier et dans des délibérations répétées, un projet détaillé pour des opérations en commun contre l'Allemagne, d'un corps expéditionnaire anglais de 100.000 hommes avec l'armée belge. Ce projet a trouvé l'approbation du chef de l'état-major anglais.

le général major Grierson. Tous les renseignements concernant la force et l'organisation des détachements anglais, la composition du corps expéditionnaire, les points de débarquement, une évaluation du temps exacte pour le transport, etc., ont été fournis à Tétat-major belge. Se basant sur ces renseignements, l'état-major belge a préparé de façon détaillée le transport des troupes anglaises sur le terrain de déploiement belge, leur logement et leur entretien sur place. Leur coopération a été étudiée minutieusement jusque dans ses moindres détails. Ainsi un grand nombre d'interprètes et des gendarmes belges devaient être mis à la disposition de l'armée anglaise, et les cartes nécessaires devaient lui être fournies. On avait même déjà pensé aux soins à donner aux blessés anglais.

Dunkerque, Calais et Boulogne étaient prévus comme tous points de débarquement des troupes anglaises. De là, elles devaient être amenées dans le terrain de déploiement, au moyen du matériel des chemins de fer belges. Le débarquement préconisé dans les ports français et le transport à travers le territoire français prouve que les conventions anglo-belges ont été précédées de conventions avec l'état-major français. Les trois puissances ont exactement fixé les projets pour la collaboration des « Armées alliées », comme il est dit dans le document. Ceci est corroboré par le fait que, dans les dossiers secrets, une carte des opérations de déploiement de l'armée française a été trouvée.

Le document mentionné contient quelques remarques offrant un intérêt particulier. A un certain endroit, il est dit que le lieutenant colonel Barnadiston avait fait observer que, pour le moment, on ne pouvait pas compter sur l'appui de la Hollande. Il aurait également fait savoir confidentiellement que le Gouvernement anglais avait l'intention de transporter à Anvers la base d'approvisionnement anglaise, dès que la mer du Nord aurait été débarrassée de tous les navires de guerre allemands. Ensuite l'atlaché militaire anglais proposait la création d'un service d'espionnage dans la province rhénane.

Les renseignements militaires découverts trouvent un complément précieux dans un rapport adressé au Minsitre des affaires étrangères par le baron GreindI, qui a été, pendant de longues années, Ministre de Belgique à Berlin, rapport se trouvant également parmi les papiers secrets. Dans ce rapport sont dévoilées, avec une grande perspicacité, les arrière-pensées qui sont au fond de la proposition anglaise; et le ministre y attire

l'attention sur ce que présente de critique la situation dans laquelle la Belgique s'est mise par une prise de parti unilatérale en faveur des puissances de l'Entente. Dans ce rapport très circonstancié, daté du 23 décembre 1911, et dont la publication complète reste réservée, le baron GreindI constate que le projet de l'état-rnajor belge, pour la défense de la neutralité belge dans une guerre franco-allemande, ne traite que la question : a Quelles mesures militaires seraient à prendre au cas oiî rAliemagne violerait la neutralité belge » que cependant l'hypothèse d'une agression française contre l'Allemagne, à travers la Belgique, présente tout autant de probabilités. Le Miniotre développe alors textuellement ce qui suit :

« Du côté français, le danger n'existe pas seulement au sud du Luxembourg. Il nous menace sur toute l'étendue de la frontière commune. Pour l'affirmer, nous n'en sommes pas réduits aux conjectures, nous avons des données positives.

L'idée d'un mouvement tournant par le nord est certainement entrée dans les combinaisons de l'Entente cordiale. S'il en était autrement, le projet de fortifier Flessingue n'aurait pas soulevé dételles clameurs à Paris et à Londres. On n'y a pas fait mystère de la raison pour laquelle on voulut que l'Escaut restât sans défense. C'est dans le but d'avoir toute facilité pour amener une garnison anglaise à Anvers, donc dans le but de se procurer chez nous une base d'opération pour une offensive dans la direction du bas-Bhin et de la Westphalie et de nous entraînera la suite, ce qui n'eût pas été difficile : nous étant dessaisis du réduit national, nous nous serions privés de notre propre mouvement, de tout moyen de résister aux injonctions des protecteurs douteux que nous aurions eu l'imprudence d'y admettre. Les ouvertures à la fois perfides et naïves du colonel Barnardislon lors de la conclusion de l'entente cordiale, nous ont clairement fait voir de quoi il s'agissait.^ Quand il a été évident que nous ne nous laisserions pas émouvoir par le prétendu danger de la fermeture de l'Escaut, 1( plan n'a pas été abandonné, mais modifié en ce sens que l'ar-l mée de secours anglaise ne serait pas débarquée sur la côte belge, mais dans les ports français les plus voisins ; c'est ce dont témoignent les révélations du capitaine Fabert qui n'ont pas été démenties, pas plus que ne l'ont été les informations de journaux qui les ont confirmées ou complétées sur certains points. Cette armée anglaise débarquée à Calais et à Dunkerque ne longerait pas notre frontière jusqu'à Longwy pour atteindre l'Allemagne. Elle entrerï^it tout de suite chez nous par le nord-

ouest, ce qui lui donnerait l'avantage d'entrer immédiatement en action, de rencontrer l'armée belge, si nous risquions une bataille dans une légion où nous ne pouvons nous appuyer sur aucune forteresse ; de s'emparer de provinces riches en ressources de toute espèce ; en tout cas d'entraver notre mobilisation ou de ne la permettre qu'après avoir obtenu de nous des engagements formels donnant l'assurance que cette mobilisation se fera au profit de l'Angleterre et de son alliée.

11 est absolument indispensable d'arrêter à l'avance le plan de campagne que suivrait l'armée belge dans cette hypothèse, aussi bien dans l'intérêt de notre défense militaire que pour la direction de notre politique extérieure, dans le cas où la guerre éclaterait entre l'Allemagne et la France ».

Ces développements, venant d'une source libre de tout préjugé, fournissent la preuve péremptoire du fait que cette même Angleterre, qui se pose maintenant en protectrice de la neutralité belge, a décidé la Belgique à une prise de parti unilatéral au profit des puissances de l'Entente, et qu'à un moment donné elle a même songé à une violation de la neutralité hollandaise. De plus, il en résulte que le Gouvernement belge, en prêlant l'oreille aux suggestions anglaises, s'est rendu coupable d'une grave infraction aux devoirs qui lui incombaient en sa qualité de puissance neutre. L'accomplissement de ces devoirs aurait exigé que le Gouvernement belge, dans ses projets de défense, ait également prévu la violation par la France de la neutralité belge et ait fait, pour ce cas, des conventions analogues à celles conclues avec la France et l'Angleterre. Les pièces découvertes constituent une preuve documentaire de la connivence belge, avec les puissances de l'Entente, fait connu des services compétents dès avant la guerre. Elles justifient notre action militaire et confirment les informations reçues par le haut commandement de l'armée allemande concernant les intentions françaises.

Qu'elles ouvrent les yeux au peuple belge sur ceux auxquels il doit la catastrophe qui maintenant s'est déchaînée sur ce malheureux pays.

Bruxelles, le 11 octobre 1914 (1).

(1) 11 n'ost pas nécessaire d'insister sur la mauvaise foi de cet exposé auquel le gouvernement belge et le Roi lui-même ont immédiatement répondu. Il suffit de lire sans préventions le document découvert par les Allemands dans les archives du ministère

ARRETE

1. Tous les produits d'imprimerie ainsi que toutes autres reproductions d'images, avec ou sans légende, et de compositions musicales avec texte ou commentaires (imprimés), obtenus par des procédés mécaniques ou chimiques et destinés à être distribués, sont soumis à la censure du gouvernement général impérial allemand (administration civile).

Quiconque aura fabriqué ou distribué des imprimés indiqués à l'alinéa l®'" sans la permission du censeur, sera puni conformément à la loi martiale. Les imprimés seront confisqués et les plaques et clichés destinés à la reproduction seront rendus inutilisables.

Est considéré également comme distribution d'un imprimé prohibé par le présent arrêté, l'affichage, l'exposition ou la mise à l'étalage en des endroits où le public est à même d'en prendre connaissance.

2. Des représentations théâtrales, des récitations chantées ou parlées de toute espèce, ainsi que des projections lumineuses cinématographiques ou autres, ne peuvent être organisées que lorsque les pièces théâtrales, les récitations ou les projections lumineuses en question auront été admises par le censeur.

Quiconque aura organisé des représentations théâtrales, des récitations ou des projections lumineuses sans la permissioiu du censeur, ou quiconque aura pris part, d'une manière quel«j conque, à ces représentations, récitations ou projections, serî puni conformément à la loi martiale. Les plaques et films sej ront confisqués.

de la guerre à Bruxelles pour s'apercevoir qu'il s'agissait non d'une convention mais d'une conversation entre un général bel^e et l'attaché militaire anglais dans l'hypothèse d'une violation de la neutralité belge par l'Allemagne, hypothèse qui ne s'est que trop réalisée. Il a été du reste péremptoirement répondu aux insinuations allemandes dans le livre de M. E. Waxweiller, La Belgique neutre et loyale (Paris, Payot édit.,) et dans la Brochure de M. E. Brunet, Les conventions anglo-belges^ Paris, Hachette édit.). Les Bruxellois, à qui s'adressait cette affiche, n'ont certainement pas vu les réponses. Mais leur bon sens avait immédiatement fait la part de la mauvaise foi allemande. L'effet de cette publication fut nul,

Cet arrêté entre immédiatement en vigueur.

Bruxelles, le 13 octobre 1914.

Le Gouverneur général en Belgique, Baron von der GOLTZ.

AVIS

Après la prise d'Anvers, je peux admettre des facilités de communication et réduire les mesures destinées à restreindre e libre parcours des personnes et voitures au dedans et au dehors de Bruxelles. J'attends fermement que les habitants retourneront maintenant à leurs occupations.

Je fais remarquer que je punirai le plus sévèrement, comme jusqu'à présent, les moindres injures ou excès contre les troupes allemandes ou des dommages causés aux chemins de fer, aux télégraphes ou téléphones, ainsi que toute autre contravention contre mes ordres et arrêtés.

Le Gouverneur militaire.

Baron von LUETTWITZ,

Général-major.

AVIS

Dernièrement j'ai dû frapper différentes personnes des peines suivantes :

De 2 mois de frison le sujet belge François Colson, domicilié à Bruxelles, pour injures contre des sujets allemands ;

De 4 mois de prison le sujet belge Adolphe Thomas, domicilié à Bruxelles, pour avoir heurté à dessein, en pleine rue, des officiers allemands ;

De 6 mois de prison le sujet français Louis Prost, pour avoir répandu des copies de nouvelles menteuses de la guerre, reproduites par dactylographie (1).

En outre, des tribunaux de guerre légalement convoqués ont

puni :

D'un an de prison

{{) 11 s'agissait d'extraits de journaux anglais et français, que les Bruxellois privés de nouvelles se repassaient de main en main.

le sujet belge Jean Lecocq et la nommée Edith Carter, de nationalité anglaise, tous les deux pour avoir proféré des injures contre des membres de l'armée allemande.

La publication de ces condamnations doit servir d'avertissement à la population de Bruxelles. Si des délits semblables se répètent, les peines s'aggraveront.

Bruxelles, le 19 octobre 1914.

Le Gouverneur militaire,

Baron von LUETTWITZ,

Général-major.

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