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CLOTILDE

La porte s'ouvrit enfin., et Clotilde parut. Ce fut comme l'entrée d'avril dans la cale d'un ponton.

Clotilde Maréchal, « la fille à Isidore », comme on disait dans Grenelle, appartenait à la catégorie de ces êtres touchants et tristes dont la vue ranime la constance des suppliciés.

Elle était plutôt jolie que belleT mais sa haute taille, légèrement voûtée aux épaules par le poids des mauvais jours, lui donnait un assez grand air. C'était la seule chose qu'elle tînt de sa mère, dont elle était le repoussoir angélique et qui contrastait avec elle en disparates infinies.

Ses magnifiques cheveux du noir le plus éclatant, ses vastes yeux de gitane captive, « d'où semblaient couler des ténèbres », mais où flottait l'escadre vaincue des

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