PRÉFACE
Le Mendiant ingrat finissait en novembre 1895. Huit ans se sont écoulés, et c'est toujours la même chose!
Dans l'intervalle, ce Mendiant a écrit, Dieu sait à quel prix! une demi-douzaine de livres que ses ennemis eux-mêmes ne peuvent pas mépriser. Son existence entière a donc été un tel prodige de douleur, un pèlerinage si infernal que les juges les plus atroces conviennent de l'exagération du châtiment.
Sans doute il est difficile de trop punir un réfractaire qui a choisi de crever de faim pour Jésus-Christ, mais, tout de mêmej cela va bien loin. D'autres pauvres qui le connaissent ne peuvent s'empêcher de voir là une contrefaçon de l'interminable enfer, et les quelques riches chrétiens, admirateurs ou soi-disant tels de l'œuvre de Léon Bloy, leur paraissent les démons de