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Pages choisies de Charles Morice

Impérial, royal, sacerdotal, comme une République Française en ce Quatre-vingt-treize, Brûlant empereur, rot, prêtre, dans sa fournaise, Avec la danse, autour, de la grande Commune ;

L 'étudiant et sa guitare et sa fortune

A travers les décors d'une Espagne mauvaise,

Mais blanche de pieds nains et noire d'yeux de braise,

Héroïque au soleil et folle sous la lune ;

Néoptolème, âme charmante et chaste tête, Dont je serais en même temps le Philoctète Au cœur ulcéré plus encor que sa blessure,

Et, pour un conseil froid et bon parfois, V Ulysse ;

Artiste pur, poète où la gloire s'assure ;

Cher aux femmes, cher aux lettres, Charles Moricb

Paul Verlaine.

Dédaigneux des lieux accessibles, tout à son rêve, le « Rêve de l'infini », il va. Ah I quand Morice parle ! Il rejoint la simplicité au delà de l'emphase.

Sa conception du bonheur est la recherche de l'harmonie par le chiffre d'un contour et la couleur ; son désir s'élève vers une beauté redoutable, une beauté aggravée de mystère.

Disposant de la grande prose et du vers, maître des formes, lucide, il va, lentement, avec une mollesse tragique; après le deuil des beaux premiers espoirs, il va, tout enrubanné d'espoirs nouveaux. Ses rêves et mes rêvasseries souvent se croisent. Il juge, et ses fureurs d'artiste répondent à mes cruels désirs. Il se juge, et sa douleur et son orgueil en sont accrus.

Ses vers sont des fleurs belles et jolies qui semblent être cueillies autour des grandes tombeSjtombes de poètes.tombes d'amantes, fleurs couleur de sang, fleurs couleur de neige ; et si dans les bois, un matin, il musarde, c'est un livre ouvert à la main.

Il va...

Seul.

Jean Dolent.

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